Un chauffeur de bus scolaire de 64 ans, qui exerçait sur la presqu’île de Tahiti, a été mis en examen pour agressions sexuelles sur 35 enfants âgés de trois à 11 ans, selon un communiqué du parquet de Papeete, jeudi.
Il a été placé sous contrôle judiciaire strict et a interdiction d'exercer toute activité en contact avec des mineurs dans l'attente de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Papeete, prévue le 24 mars. Le chauffeur a reconnu les faits, mais conteste leur caractère sexuel. Il a affirmé avoir agi ainsi pour sanctionner les enfants turbulents. Un examen psychiatrique a été ordonné.
« Présenté ce jour au Palais de justice, il a été poursuivi pour une série de 35 faits d'agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans », a indiqué la procureure de la République Solène Belaouar. Plusieurs enfants ont témoigné auprès de leurs enseignants que « ce chauffeur avait pour habitude de toucher les fesses des enfants et parfois leur sexe lorsqu'ils montaient et descendaient du bus, toujours par-dessus les vêtements », a-t-elle détaillé.
Ces faits, révélés à la justice en décembre, ont été confirmés par 35 enfants lors de leurs auditions par la gendarmerie, mais aussi par les images de vidéosurveillance du bus. Le sexagénaire travaillait depuis un an et demi sur cette ligne de bus qui desservait une école de la presqu'île de Tahiti, dans la commune de Taiarapu Ouest. C’est à la mi-décembre que la mère d’un petit garçon avait alerté l’une des enseignantes d’une école de Teahupo’o, précise Radio 1 Tahiti. Son directeur avait alors fait un signalement, qui avait déclenché une enquête de la brigade de gendarmerie.
Le chauffeur avait été condamné deux fois pour conduite sous l'empire d'alcool. L'an dernier, il avait été rappelé à l'ordre par son patron pour avoir confié le volant de son véhicule à sa petite-fille, qui n'avait pas le permis de conduire.
Avec AFP et Radio 1 Tahiti