Assistance technique à Paris, pièces moteur embarquées, formation des futurs instructeurs A350… Aircalin multiplie les accords pour améliorer la disponibilité de ses avions, après plusieurs mois marqués par des pannes régulières. Explications avec notre partenaire Les Nouvelles Calédoniennes
Avec seulement deux A330neo pour assurer ses vols long-courriers, Aircalin dispose de peu de marge de manœuvre lorsqu’un appareil reste au sol. Depuis le début de l’année, des pannes ont régulièrement entraîné des annulations de vol et des décalages en cascade. L’immobilisation d’un avion peut désorganiser le programme pendant près de trois jours, explique la compagnie.
Une partie de ces incidents concerne notamment des éléments importants du circuit carburant des moteurs Rolls-Royce Trent 7 000. Cette défaillance représenterait environ 30 % des pannes recensées sur un an, selon une estimation de la compagnie.
Depuis la fin du mois de mai, les pièces en question sont donc transportées en permanence à bord, dans le cadre d’un accord avec Rolls-Royce. De quoi, espère-t-on chez Aircalin, réduire considérablement le temps d’attente avant une réparation.
Une équipe à Paris
Depuis fin juillet, la compagnie bénéficie également du soutien de la compagnie Corsair, qui exploite le même type d’appareil et de moteur. À l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, ses équipes suivent la maintenance des avions d’Aircalin et assurent une surveillance technique des vols entre Paris et Bangkok.
Si ce dispositif ne garantit pas une réparation plus courte lors d’un incident, il doit surtout permettre d’apporter une expertise et un relais à Paris. "Ce que l’on veut, indique Aircalin, c’est réduire la récurrence des pannes, notamment sur l’A330."
Trois mois chez French Bee
Un autre accord prépare l’arrivée du premier A350-900, attendu en décembre. Après une formation chez Airbus, à Toulouse, les pilotes instructeurs d’Aircalin effectuent pendant trois mois leur certification opérationnelle au sein des équipages de French Bee. Certains ont déjà commencé à voler comme commandants de bord en instruction. Dès sa mise en service, l’A350 sera donc piloté par des équipages Aircalin certifiés, chargés ensuite de former leurs collègues.
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Selon la compagnie internationale, ce nouvel appareil offrira environ 12 % de capacité supplémentaire pour les passagers et 15 % pour le fret. Il doit également permettre de réduire la consommation de carburant et les émissions de CO2 par siège, par rapport aux A330neo. Sa plus grande autonomie lui permettra par ailleurs d’adapter plus facilement son trajet pour éviter, si nécessaire, des zones de conflit sans avoir à effectuer une escale supplémentaire.
Aircalin étudie également un partenariat avec Air Corsica pour le recrutement et la formation de ses équipages d’A320neo. Les modalités de cette coopération, qui n’est pas encore finalisée, doivent être définies dans les prochains mois. Quant au second A350 d’Aircalin, il est attendu vers le milieu de l’année 2028.

