Le premier A350-900 d’Aircalin est en ligne d’assemblage final chez Airbus à Toulouse : sa dérive porte désormais les nouvelles couleurs de la compagnie calédonienne. Signe visible et hautement symbolique, sa dérive verticale arbore la nouvelle livrée d’Aircalin avec le nouvel hibiscus, emblème de la compagnie.
La livraison de l’appareil, qui sera rejoint par un second Airbus A350-900 en 2028, est prévue pour le mois de décembre. En attendant, le mois de juin était consacré à l’assemblage de l’empennage et des ailes sur le fuselage, suivi en juillet, de l’installation des portes des trains d’atterrissage, de l’aménagement de la cabine et des essais au sol, détaille la compagnie.
En août, l’A350 doit recevoir sa peinture complète, arborant la nouvelle livrée de la compagnie, avec une identité visuelle « qui s’affirme ». En même temps, l’avionneur doit poser les deux moteurs Rolls Royce Trent XWB de l’aéronef. En septembre aura lieu l’aménagement de la cabine et les premiers essais en vol.
« L’arrivée de l’A350-900 représente un outil industriel majeur pour Aircalin en support de sa ligne phare Nouméa-Paris opérée actuellement en A330neo, mais aussi un outil de développement économique pour la Nouvelle-Calédonie » assure la compagnie, qui rappelle avoir bouclé le financement de ce premier appareil « sans impact sur les finances publiques » calédoniennes.
« L’A350-900 permettra d’améliorer l’opération des vols extra-longs courriers et de renforcer le réseau, notamment sur la route vers Bangkok et Paris » ajoute Aircalin. « Plus économe en carburant, il réduit les coûts d’exploitation tout en améliorant l’empreinte environnementale. Il offre également un gain de 15% en matière d’emport fret et 12% en passagers soutenant l’import-export et le flux touristique ».
Enfin, « le projet A350 créera d’ici 2028, 150 emplois locaux, auxquels s’ajouteront les achats aux fournisseurs locaux de la chaîne de valeur ». L’A350 pourra transporter 32 passagers en business, 24 en premium et 269 en économie, soit un total de 325 passagers, contre 291 pour les actuels A330-900neo. Il promet aussi une portée de 15 000 km et 16 heures de vol.
Aircalin dit aussi avoir commencé, en 2025, la formation des personnels navigants, commerciaux et techniques, aux vols en A350, en partenariat avec French bee. En parallèle, « les équipes de maintenance et d’exploitation au sol se forment aux spécificités de l’appareil, à sa motorisation (en lien avec Airbus) et à ses systèmes embarqués ». La compagnie adapte également ses outils d’exploitation, de planification et de gestion de flotte pour intégrer ce nouvel appareil dans ses opérations quotidiennes.
« Référence mondiale du transport aérien long-courrier », la livraison en décembre de l’A350 « constitue un moment historique pour Aircalin et une formidable opportunité pour la Nouvelle-Calédonie » a salué le dirigeant de la compagnie Georges Selefen. « L’A350 est l’un des avions les plus recherchés par les compagnies aériennes. Sa fiabilité, ses performances, son efficacité énergétique et le confort qu’il offre aux passagers en font un appareil d’exception ».
Compte tenu de la forte demande des compagnies sur cet appareil et des délais d’assemblage et de livraison tendus, l’arrivée de l’A350 d’Aircalin deux ans après sa commande relève de l’exploit, surtout pour une petite compagnie. « Une compagnie qui le commanderait aujourd’hui devrait attendre près de dix ans avant d’être livrée. Disposer d’un créneau de livraison dès cette année représente donc une opportunité stratégique exceptionnelle » confirme Georges Selefen.

