Mayotte :   Mlezi Maore sensibilise au covoiturage avec l'application Garico, pour améliorer la mobilité

© Linfo Kwezi

Mayotte : Mlezi Maore sensibilise au covoiturage avec l'application Garico, pour améliorer la mobilité

Face aux embouteillages persistants et au coût des déplacements, une opération de sensibilisation au covoiturage a été menée le 30 avril sur plusieurs axes routiers. Portée par Mlezi Maore avec l’application Garico, elle marque le lancement d’une campagne destinée à encourager des mobilités plus durables.Détails avec notre partenaire France-Mayotte Matin.

Une opération de sensi-bilisation au covoiturage s’est tenue le 30 avril à Mamoudzou, à l’initiative du service mobilité de Mlezi Maore, en partenariat avec l’application Garico. Déployée aux heures de pointe, l’action visait à aller au contact des automobilistes pour promouvoir des alternatives face aux embouteillages persistants et au coût des déplacements. « En fait, dans le service mobilité, il y a plusieurs dispositifs, dont le parcours mobilité, qui vise à promouvoir toutes les mobilités douces et inclusives sur le territoire », explique Firdaousse, cheffe du service mobilité de Mlezi Maore. 

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Dès 7 heures, une trentaine de participants ont investi plusieurs secteurs. Sur place, distribution de flyers et échanges avec les conducteurs ont rythmé la matinée, dans un contexte de circulation dense. « L’objectif, c’est de mobiliser le service mobilité et les bénéficiaires pour sensibiliser directement les automobilistes […] et les encourager à utiliser le covoiturage pour pallier ces problématiques d’embouteillage », explique Firdaousse, cheffe du service mobilité de Mlezi Maore, qui précise que l’application « peut servir les Mahorais et les bénéficiaires du service mobilité ». 

Au-delà de l’opération de terrain, cette journée marque aussi le lancement d’une campagne de communication de deux mois autour de l’application Garico, déjà forte d’environ 4 000 inscrits. « On veut vraiment la booster pour qu’elle serve davantage aux personnes qui n’ont pas de solution pour aller travailler ou en formation », préciset-elle. L’application est gratuite pour les utilisateurs, tandis que les conducteurs peuvent proposer des trajets à des tarifs encadrés, entre 2,50 et 5 euros. 

Sur le terrain, la réception semble positive. « Les automobilistes ralentissent pour récupérer les tracts. Dès qu’on parle de mobilité ou de covoiturage, ça les concerne directement », observe Firdaousse.  Dans un territoire où la voiture individuelle reste dominante, l’enjeu dépasse la simple information. Il s’agit d’engager un changement durable des habitudes. « Il y a un vrai travail à faire sur les comportements. On est très habitués à la voiture individuelle, moi la première », reconnait-elle. Reste désormais à transformer l’intérêt suscité en usages réguliers, dans un contexte où la pression sur les infrastructures routières ne cesse de s’intensifier.

Par France-Mayotte Matin