Organisé tous les deux ans, ce dispositif militaire d’envergure réunit douze nations du Pacifique et partenaires internationaux, dont la France, les États-Unis, le Canada, le Japon, ainsi que plusieurs États insulaires de la région. Pendant deux semaines, du 3 au 18 juin, près de 1 000 militaires sont mobilisés pour simuler une opération d’assistance humanitaire et de secours après une catastrophe naturelle. L’exercice vise à tester et renforcer la coordination des forces engagées, notamment dans les domaines logistique, médical et cyber, tout en illustrant la coopération régionale face à la multiplication des crises liées aux aléas climatiques dans le Pacifique. Un sujet de notre partenaire Radio 1 Tahiti.
L’exercice multinational « Marara 26 » est officiellement lancé. « Marara », qui signifie « poisson volant » en Reo Tahiti, est un dispositif militaire réunissant des représentants de la France, du Canada, des États-Unis, du Japon, du Chili, des Cook, des Fidji, de Tonga, de Tuvalu, ainsi que des membres du Pacific Response Group, à savoir l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. L’exercice, organisé tous les deux ans, vise à mettre en place un scénario d’assistance humanitaire et de secours en cas de catastrophe naturelle dans le Pacifique. Il se déroule du 3 au 18 juin.
L’objectif de cette mise en situation est notamment de « renforcer la coopération régionale et les capacités de réponse aux crises », écrivent les Forces armées en Polynésie française (FAPF) dans un communiqué. Il « illustre l’engagement de la France pour la sécurité et la stabilité dans le Pacifique, en démontrant sa capacité à coopérer avec les nations de la région pour protéger les populations face aux catastrophes naturelles », précisent encore les militaires.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée ce mercredi et a débuté par une présentation des activités par le commandement des FAPF au camp militaire de Arue, suivie par une cérémonie d’ouverture au marae de Arahurahu à Paea.
D’importants moyens militaires mobilisés
Dans cet exercice, les participants s’entraînent à « déployer des moyens logistiques, médicaux et cyber, pour porter secours aux populations sinistrées ». Le déroulé s’articule en plusieurs étapes : une phase de déploiement vers les atolls de Makemo et de Hao, dans l’archipel des Tuamotu, à plus de 500 kilomètres de Tahiti ; un challenge cyber qui doit permettre de tester les capacités de résilience face aux menaces numériques ; et enfin, un séminaire médical porté sur les enjeux humanitaires.
Les FAPF mobiliseront l’ensemble de leurs unités, appuyées par des moyens aériens et maritimes des pays partenaires. Au total, ce sont plus de 1 000 militaires, cinq navires, quatre avions de transport, deux avions de reconnaissance et deux hélicoptères qui seront engagés entre Tahiti, Makemo et Hao durant ces deux semaines. Un A400M de l’armée de l’Air et de l’Espace sera de la partie, déployé depuis l’Hexagone, accompagné d’un C130 étasunien et du patrouilleur Guardian des îles Cook.
« Le Pacifique Sud est la région du monde la plus exposée aux effets du changement climatique avec des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et violentes », constatent les FAPF. Cet exercice s’inscrit dans une alternance annuelle avec l’exercice « Croix du Sud », organisé les années impairs par les Forces armées de Nouvelle-Calédonie.
Alexandra Perrini pour Radio 1 Tahiti

