Sur les 50 projets retenus par l’État dans la deuxième vague du plan de relance, figure le futur centre d’incendie et de secours de Bourail. Un chantier de 719 millions de francs. Une bonne nouvelle pour la commune, dont la caserne actuelle ne répond pas aux exigences d’un tel service. Détails avec notre partenaire Les Nouvelles Calédoniennes.
L’annonce par le haut-commissariat, le vendredi 17 juillet, de la deuxième vague des chantiers financés par l’État dans le cadre du plan de relance, a réjoui plusieurs maires, voyant certains de leurs projets retenus. Ainsi, à Bourail, l’élu, Patrick Robelin, se félicite de cette annonce, qui lui assure le financement du futur centre d’incendie et de secours de sa commune, dont l’ouverture est prévue en août-septembre 2028. Un projet porté durant l’ancienne mandature, s’élevant à 719,5 millions de francs. "C’est une continuité, affirme Patrick Robelin. Ce projet avait été réalisé par un bureau d’études et nous avons eu l’opportunité de le présenter au plan de relance. C’est une grande satisfaction qu’il ait été retenu."
Actuellement, la caserne de pompiers de Bourail se situe au cœur du village, derrière l’église. "La cour est extrêmement petite, une pente très abrupte permet d’y accéder, une cuve s’est même détachée du châssis du camion. Le centre de secours est mal situé, il faut traverser de petites rues avant d’accéder à la RT1", détaille le maire.
La nouvelle caserne sera, elle, implantée dans une zone plus stratégique, à l’entrée sud du village, à côté de l’école Les Lys d’eau. Le terrain appartient aujourd’hui à la municipalité, après six années de tractations avec l’État. Les premiers coups de pelle devraient être donnés dans les plus brefs délais. "Nous avons ordre de commencer les travaux avant la fin de l’année", précise Patrick Robelin. En effet, l’État insistait, lors de l’annonce des projets sélectionnés, le vendredi 17 juillet, sur la nécessité "d’engager les travaux au plus vite, au plus tard d’ici la fin de l’année, afin de permettre au plan de relance de produire les effets attendus".
Les engins et le matériel à l’abri
Le centre d’incendie et de secours accueillera les sept sapeurs-pompiers professionnels et la trentaine de volontaires, sans possibilité, pour l’heure, d’embauches supplémentaires. "Il n’est actuellement pas envisageable d’embaucher, car nous subissons une baisse drastique de nos recettes de fonctionnement, explique le maire. La Nouvelle-Calédonie va nous verser 343 millions de francs, soit 160 millions de recettes de fonctionnement en moins que d’habitude. Mais dès que les recettes de la Nouvelle-Calédonie seront de nouveau à la hauteur, nous pourrons y réfléchir." Quant au matériel et aux engins, "ils seront à l’abri et nous aurons de l’espace".
La commune de Bourail avait présenté d’autres projets susceptibles d’être éligibles au plan de relance : "350 millions de francs de routes à goudronner afin de désenclaver les populations, le réaménagement du stade de football et cinq ponts, pour une enveloppe de 155 millions de francs", détaille le premier édile. Dans cette liste de cinq ouvrages figure le pont de Ny, qui a subi de forts dommages lors des intempéries des 18 et 19 juillet. "Nous allons refaire ce pont l’année prochaine, sur d’autres fonds. Il fait partie des priorités numéro un. "

