Hantavirus : Le cas contact passé par la Polynésie toujours en isolement à Pitcairn, sept voyageurs autorisés à repartir via Tahiti

Hantavirus : Le cas contact passé par la Polynésie toujours en isolement à Pitcairn, sept voyageurs autorisés à repartir via Tahiti

Le gouvernement de la Polynésie a dressé samedi soir un point sur la situation concernant l’Hantavirus, qui s’était déclaré le mois dernier à bord du navire MV Hondius. La ressortissante américaine ayant transité par Tahiti et Mangareva, qui est cas contact, est toujours isolée à Pitcairn. Sept personnes qui ont voyagé avec elle entre les Gambier et Pitcairn vont pouvoir repasser par la Polynésie afin de « rejoindre rapidement leurs pays respectifs ».

La ressortissante américaine ayant séjourné sur le bateau de croisière MV Hondius, où un foyer d’Hantavirus de type Andes a causé la mort de trois personnes fin avril, est toujours en isolement à Pitcairn. Cette voyageuse, déclarée cas contact, avait transité par Tahiti puis Mangareva le 5 mai, sans que les autorités locales n’en soient informées, puis elle s’était rendue à Pitcairn « à bord d’un bateau de croisière » avec « sept autres passagers », selon un communiqué publié samedi soir par le Pays.

Si la ressortissante américaine n’a présenté aucun symptôme et reste isolée depuis son arrivée sur l’île « conformément aux protocoles sanitaires internationaux en vigueur », les sept autres voyageurs se sont également « retrouvés bloqués sur Pitcairn, qui n’est desservie que par une liaison maritime très limitée ».

La ressortissante américaine ne repassera pas par la Polynésie, les autres passagers autorisés à transiter

« Des solutions ont été étudiées par les autorités américaines pour rapatrier séparément leur ressortissante, en lien avec les autorités britanniques, et permettre au bateau de reprendre son itinéraire », l’État n’ayant en effet pas autorisé la voyageuse à revenir sur le sol polynésien.

« Les autorités de l’État ont autorisé le transit des sept autres passagers par notre territoire, sans la personne contact, pour leur permettre de rejoindre rapidement leurs pays respectifs », est-il précisé dans le communiqué, qui souligne que cette décision « relève de la compétence de l’État, qui prend ses responsabilités sur le sujet ». Ces personnes ne sont pas considérées comme cas contacts car, d’après l’Organisation mondiale de la santé, le virus est situé à deux niveaux de la chaîne de transmission.

Dans l’Hexagone, sur les cinq croisiéristes rapatriés, une personne se trouve « dans un état grave »

Du côté de l’Hexagone, le protocole sanitaire pour définir les personnes contacts et les mesures de gestion « se distingue par la doctrine la plus stricte en généralisant l’isolement en milieu hospitalier des personnes contacts », peut-on lire sur le site du ministère de la Santé.

Sur les cinq ressortissants français présents à bord du MV Hondius qui ont été rapatriés dans l’Hexagone, un seul a été testé positif lundi dernier puis pris en charge au sein d’un établissement spécialisé. Cette personne « se trouve actuellement dans un état grave. Les quatre autres croisiéristes, asymptomatiques, ont été testés négatifs et également placés en isolement en milieu hospitalier ».

« À ce stade, il n’existe pas de circulation du virus sur le territoire » français. « En conséquence, aucune mesure de dépistage ou de prise en charge spécifique n’est recommandée pour la population générale », précise le gouvernement central.

Lucie Ceccarelli pour Radio 1 Tahiti