À l’initiative du Comité Réunionnais du Tourisme et de son Président Patrick Lebreton, le Studio Raspail accueillait pour sa réouverture, L’insolent Roland Garros, une pièce de théâtre replongeant le public parisien dans le destin fulgurant de cet enfant de Saint-Denis de La Réunion devenu pionnier de l’aviation avant d’entrer, presque malgré lui, dans la légende du tennis mondial. Une manière aussi de raconter l’histoire de l’île autrement, à travers l’émotion, la culture et la mémoire.
Lundi 18 mai, date d’ouverture du tournoi de Roland-Garros, le Comité Réunionnais du Tourisme a choisi de raconter une autre facette du nom le plus célèbre du sport français : celle de l’homme avant le mythe.
De nombreuses personnalités réunionnaises avaient répondu présent pour (re)découvrir l’histoire de l’aviateur réunionnais, parmi lesquelles l’ancien préfet de La Réunion Jérôme Filippini, Miss France 2024 Ève Gilles, ainsi que plusieurs figures du petit et du grand écran comme Manu Payet, Laurence Roustandjee, Sophie Gastrin ou encore Titi le comik, et la joueuse de tennis Pauline Payet…
« Avant d’être un nom associé au sport international, Roland Garros est avant tout un pionnier, un aventurier, un audacieux même, un insolent (…) et surtout un enfant de La Réunion », a insisté Patrick Lebreton, Président du Comité Réunionnais du Tourisme.
Avec L’insolent Roland Garros, mis en scène par Éric Bouvron, le public parisien a découvert un Roland audacieux, fou de liberté, prêt à défier le ciel à une époque où voler relevait encore de la témérité. Un récit haletant porté par une mise en scène immersive qui transporte le spectateur et nourrit l’imaginaire.
Celui dont la statue trône aujourd’hui à Saint-Denis et dont l’aéroport réunionnais porte le nom reste pourtant méconnu dans son propre parcours. Car si le monde entier associe Roland-Garros au tennis, peu savent que le célèbre stade parisien doit son nom à une histoire d’amitié entre l’aviateur réunionnais et Émile Lesieur, président du Stade Français dans les années 1920. « Un aviateur réunionnais mort à 29 ans dans les Ardennes devient pour l’éternité le nom du plus célèbre tournoi de tennis du monde, grâce à la fidélité d’une amitié », a rappelé Patrick Lebreton.
À travers cette représentation, le Comité du Tourisme souhaitait également mettre en avant l’âme réunionnaise et son pouvoir d’inspiration. « La Réunion est une terre de talents, de partage et de créativité. Une terre d’audacieux tournée vers le monde », a souligné le président du CRT, voyant en Roland Garros l’incarnation parfaite de cet esprit pionnier.
Et le pari semble réussi à l’applaudimètre, le public a redécouvert un héros réunionnais au destin romanesque, mort à seulement 29 ans après avoir traversé la Méditerranée en avion et révolutionné l’aviation militaire.





















