Au micro d’Outremers360 lors de l'enregistrement du Podcast Agriculture en Outre-mer, à l’occasion de son déplacement au Salon international de l’agriculture, la ministre réaffirme le soutien de l’État aux filières agricoles ultramarines et promet de défendre leurs intérêts jusqu’à Bruxelles.
Une fierté nationale
Sur le stand de l’ODEADOM, la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou donne le ton : « Les Outre-mer sont une fierté nationale ». Et elle salue un « signal politique puissant » après l’inauguration du pavillon Outre-mer par le président de la République.
Pour la ministre, la visibilité accordée aux territoires ultramarins confirme leur place « dans la nation dans son ensemble » et met en lumière des productions qu’elle qualifie « d’exception ».

L’ODEADOM, le « vaisseau amiral de l’agriculture ultramarine »
Au micro d’Outremers360, la ministre des Outre-mer réaffirme le rôle central de l’ODEADOM, « vaisseau amiral de l’agriculture ultramarine », reprenant les mots du Président de la République. Présente au conseil d’administration de l’établissement vendredi 20 février, Naïma Moutchou insiste : « on en a besoin ». Elle promet de poursuivre un travail « en étroite concertation » avec l’organisme, jugé indispensable pour accompagner les filières, gérer les crises et faire remonter les besoins du terrain.
Porter la voix des Outre-mer à Bruxelles
Très attendue sur le dossier des aides européennes, Naïma Moutchou adopte un ton offensif. Consciente des inquiétudes exprimées par les agriculteurs et producteurs, la ministre assure « je serai leur meilleure avocate ». Elle rappelle que le ministère des Outre-mer a déjà mobilisé le fonds de secours, avec 15 millions d’euros versés après le passage du cyclone Chido et plus de 10 millions d’euros après Garance.
Face aux craintes de dilution du programme POSEI, la ministre annonce une ligne claire qu’elle entend défendre à Bruxelles : un cadre pérenne, un règlement sectoriel, un budget sanctuarisé et une enveloppe renforcée. Une séquence diplomatique est en préparation avec ses homologues espagnol et portugais, incluant des échanges aux Canaries puis dans la capitale européenne, afin de « porter la voix des Outre-mer ».

Aux avant-postes du changement climatique
Confrontés à la pression croissante des maladies et des insectes, les territoires ultramarins sont, selon la ministre, « aux avant-postes » du changement climatique. Le gouvernement veut accélérer la recherche et le développement, ainsi que l’adaptation de la réglementation européenne autour des nouvelles techniques génomiques (NGT), qui doivent permettre à terme d’obtenir des plants plus robustes. À Paris, un arrêté sur l’épandage par drones est également en cours de rédaction afin d’être en totale adéquation avec les réalités des exploitations.

Emploi agricole : des métiers d’avenir
Autre priorité affichée : le renouvellement des générations. Naïma Moutchou prévient qu’il n’est pas question de regarder « le secteur péricliter ». Elle appelle à renforcer l’attractivité des métiers agricoles, à valoriser les lycées agricole et centres de formation et à lever les freins majeurs, notamment l’accès au foncier et au crédit. L’enjeu est de taille, il s’agit désormais de convaincre davantage de jeunes de s’engager dans « des métiers d’avenir ».

Les Outre-mer au cœur de la souveraineté alimentaire
« C’est une grande fierté de voir les Outre-mer rayonner, et c’est la première fois qu’ils sont à l’honneur au Salon de l’agriculture », souligne la ministre, en référence à Biguine, la vache brahmane martiniquaise, égérie de l’édition 2026 du SIA. Elle insiste sur l’enjeu stratégique de l’agriculture ultramarine pour la souveraineté alimentaire et le rayonnement national : « Les Outre-mer sont un élément de fierté pour la nation française tout entière. »
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