Le 27 septembre prochain, les grands électeurs de cinq territoires d’Outre-mer sont appelés aux urnes pour renouveler les sept sièges concernés au Sénat : Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Wallis et Futuna et Polynésie française. Ce vendredi 11 septembre, les candidatures ont été enregistrées et closes. Les voici.
Guyane : 10 candidats pour deux sièges
Deux sièges sont à renouveler pour la Guyane, où les sénateurs sortant Marie-Laure Phinéra-Horth et Georges Patient ont choisi de ne pas se représenter. Pour prendre leur succession, 10 candidats sont alignés : Hélène Sirder, ancienne avocate et ancienne vice-présidente de la Collectivité ; Rodolphe Alexandre, ancien président de la Collectivité ; Roger Aron, 7ème vice-président de la Collectivité chargé de l’agriculture, de la pêche, de la souveraineté alimentaire et des questions sur l’évolution statutaire ; Rollin Bellony, président de la Ligue contre le cancer en Guyane ; Patrick Lecante, ancien maire de Montsinéry-Tonnégrande ; Ryan Persaud, Conseiller municipal à Mana ; Jean-Yves Mirakoff, chef d’entreprise ; Victor Joseph, conseiller municipal de Rémire-Montjoly ; Gérard Amayota, ancien maire d’Apatou ; Ronan Malarme, chef d’entreprise et candidat du RN.
Lire aussi : Sénatoriales 2026 : dix candidats pour deux sièges en Guyane
Saint-Barthélemy : Un siège, trois candidats
Deux candidats se sont déclarés à Saint-Barthélemy. Actuelle sénatrice de l’île et présidente de la délégation Outre-mer, Micheline Jacques (LR) brigue un nouveau mandat à la chambre haute. Face à elle, Benoît Chauvin, conseiller territorial et Maxime Desouches, également conseiller territorial, sont candidats.
Saint-Martin : Six candidats pour un siège
Annick Petrus, sénatrice LR sortante, brigue un second mandat au Sénat. Elle affrontera notamment Daniel Gibbs, conseiller territorial et ancien président de la Collectivité, ainsi que Bernadette Venthou-Dumaine, conseillère territoriale.
Sont également candidats Valérie Damaseau, conseillère territoriale et présidente de l'Office de tourisme, Raphaël Sanchez-Orosco, conseiller territorial, ainsi que Tristan Choppin Haudry de Janvry.
Wallis et Futuna : Quatre candidats pour un siège
Mikaele Kulimoetoke, sénateur RDPI sortant, est candidat. Il sera confronté aux candidatures de Sandrine Ugatai, élue à l’Assemblée territoriale, Lafaele Tukumuli, élu à l’Assemblée et président de la Commission permanente, et Atelea Vaitulukina, ancien officier de police.
Polynésie française : 10 candidats pour deux sièges
Comme en Guyane, la Polynésie compte 10 candidats. Mais contrairement à la Guyane, les deux sénateurs sortants, Lana Tetuanui (Centriste) et Teva Rohfritsch (RDPI), briguent un nouveau mandat.
Sous l’étiquette du Tapura Huiraatira, parti le mieux implanté dans les 48 municipalités de la Collectivité, Lana Tetuanui fait course commune avec Édouard Fritch, ancien président autonomiste du territoire et actuel maire de Pirae. Ce duo est, sur le papier, favori du scrutin.
Les services de l’État ont aussi enregistré et validé les candidatures de Steeve Hamblin, ancien ministre du Tourisme et ancien président du Medef ; Temarama Varney, conseiller municipal de la commune de Pirae ; Bruno Sandras, ancien ministre et ancien maire de Papara ; Jacky Bryant et Tati Salmon, tous deux candidats pour Heiura – Les Verts ; Raimana Jordan pour l’antenne locale du Rassemblement national ; et la surprise du scrutin, Sabrina Birk, ancienne élue indépendantiste, artiste, qui doit encore compléter sa candidature.
Qui vote ?
Les élections du Sénat ne sont pas des scrutins ouverts à tous les électeurs, seuls les « grands électeurs » de chaque département ou collectivité d’Outre-mer s’expriment. Il s’agit des sénateurs et députés de chaque territoire, des 55 conseillers de l’Assemblée de Guyane (pour la Guyane), des élus municipaux de Guyane et de Polynésie, des conseillers territoriaux de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, et des élus des Assemblées territoriales de Wallis et Futuna et de Polynésie française.
À noter que les scrutins de ces cinq territoires sont des scrutins majoritaires. Pour rappel, les sièges au Sénat de Saint-Pierre et Miquelon, Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte et Nouvelle-Calédonie ont été renouvelés en 2023.

