Sénatoriales 2026 : En Polynésie, Lana Tetuanui et Teva Rohfritsch candidats pour un nouveau mandat

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Sénatoriales 2026 : En Polynésie, Lana Tetuanui et Teva Rohfritsch candidats pour un nouveau mandat

Un mois après les municipales, la course aux sénatoriales est lancée. En Polynésie française, les deux sénateurs sortants, Lana Tetuanui et Teva Rohfritsch, sont candidats pour un nouveau mandat. Si en 2020, les deux sénateurs du territoire couraient sous la bannière du Tapura Huira’atira ; pour 2026, Teva Rohfritsch n’a lui pas reçu le soutien du principal parti autonomiste.

Élue au Sénat depuis 2015, Lana Tetuanui, qui a rejoint les bancs centristes dans la Chambre haute, est candidate pour un nouveau mandat. Jeudi soir, le conseil politique du Tapura Huira’atira, parti autonomiste fondé par l’ancien président polynésien Édouard Fritch, a reconduit la sénatrice à l’unanimité pour briguer un siège au palais du Luxembourg sous ses couleurs.

Le parti a toutefois décidé de ne pas renouveler son soutien à Teva Rohfritsch, élu en 2020 avec Lana Tetuanui et le soutien du Tapura, dont il était encore membre. Un appel à candidature a été lancé pour trouver un binôme masculin à la sénatrice sortante. Plusieurs critères ont été fixés : être membre du parti depuis au moins cinq ans, être à jour de ses cotisations, faire preuve d’un engagement politique actif et, si possible, disposer d’un mandat électif, énumère TNTV. 

Un choix qui étonne et déçoit Teva Rohfritsch, lui aussi candidat à sa succession, qui dit « ne pas avoir compris cette décision ». « J’estime faire le job, être à l’écoute des maires, mener de front de nombreux dossiers pour le pays, y compris en ce moment même sur les questions climatiques. J’ai travaillé quatre ans à la commission des finances pour pouvoir préserver nos dotations et nous avons réussi ce pari. C’est un travail collectif que nous avons mené avec Lana Tetuanui y compris jusqu’à la modification du statut de la Polynésie pour élargir le champ de compétences de nos maires. Je ne vois pas ce qu’on reproche à ma candidature ».

« Le Tapura se replie sur lui-même », estime aussi celui qui fut vice-président et ministre des Finances d’Édouard Fritch de 2017 à 2020, jusqu’à s’en séparer pour fonder son propre parti en 2022. « Il estime peut-être que seul il pourra gagner les prochaines échéances. Comment peut-on partir divisés aux sénatoriales alors que c’est le début d’un tunnel électoral ? Quelles perspectives pour les législatives ? », s'est interrogé le sénateur RDPI, interrogé par Radio 1 Tahiti.

La plateforme Amui Tatou -alliance de partis autonomistes pour battre les indépendantistes aux Législatives de 2024- « n’a pas fonctionné comme on l’aurait souhaité lors des municipales », a expliqué Édouard Fritch, au micro de Polynésie la 1ere, reconnaissant toutefois que Teva Rohfritsch « n’a pas posé de problème ». Une réponse qui n’a pas beaucoup plu à l’intéressé qui considère « être resté fidèle et confiant au Amui Tatou ».

« Ia Ora te Nuna’a (son parti, ndlr) a pleinement joué le jeu sur les législatives. Aux communales, j’ai poursuivi cet élan. Je ne comprends pas bien les motifs avancés par Édouard Fritch ». Teva Rohfritsch dit aussi son étonnement puisqu’il n’a reçu « aucun appel », n’a eu « aucun contact », pour lui annoncer cette décision ou lui expliquer. Surpris aussi parce qu’Édouard Fritch lui-même avait appelé à l’union des autonomistes, dès sa première prise de parole après sa réélection comme maire à Pirae, en vue des territoriales de 2028.

Avec Radio 1 Tahiti

Sénatoriales 2026 : Quels territoires concernés ?

Quelques mois après les municipales, les « grands électeurs » -élus communaux, parlementaires, élus aux assemblées locales- de certains territoires seront appelés à se prononcer sur leurs représentants en Chambre haute.

Pour les sénatoriales de 2026, ces sièges seront renouvelés en Guyane, à Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Wallis et Futuna et en Polynésie française. Soit sept sièges en tout : 2 pour la Guyane et pour la Polynésie, un chacun pour Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Wallis et Futuna.

Pour les autres territoires ultramarins (Nouvelle-Calédonie, La Réunion, Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon, Guadeloupe et Martinique), les mandats ont été renouvelés en 2023.