La sénatrice LR de Saint-Martin Annick Petrus a été ligotée, bâillonnée et séquestrée sous la menace d'une arme à son domicile de cette île des Antilles, dans la nuit de mardi à mercredi, a indiqué à l'AFP la préfecture, confirmant des propos de l'élue.
« Cette nuit, des individus armés se sont introduits chez moi. Sous la menace d'une arme à feu, j'ai été séquestrée, ligotée et bâillonnée », a indiqué la sénatrice sur son compte Facebook. Selon le parquet de Basse-Terre, « plusieurs individus cagoulés se sont introduits » à son domicile « afin de lui dérober divers biens » et « deux véhicules sous la menace d’une arme ».
« La sénatrice a été ligotée (...) durant ce vol avec arme » mais « n’a pas été physiquement blessée » et « a pu contacter la gendarmerie au départ de ses agresseurs », ajoute le ministère public dans un communiqué.
Une enquête a été ouverte par le parquet de Basse-Terre, qui a compétence sur les « îles du nord », Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Un dispositif renforcé de sécurisation du domicile de la sénatrice par la gendarmerie sera mis en place dans les jours à venir, a précisé la source préfectorale.
Annick Petrus, ancienne vice-présidente de la Collectivité de Saint-Martin, âgée de 65 ans, a indiqué être « saine et sauve ». « Si cette épreuve peut profondément marquer, mon état de santé est heureusement rassurant », a-t-elle ajouté, affirmant que « cette agression ne remettra pas en cause (son) engagement au service de Saint-Martin et de ses habitants ».
Les autorités s'inquiètent du haut niveau de criminalité et de la prolifération des armes à feu sur l'île de Saint-Martin, partagée entre une partie française au nord et une partie néerlandaise au sud.
Avec AFP

