« Plumes du Paradis » ou les voyages d’un oiseau extraordinaire de Nouvelle-Guinée en exposition au musée du Quai Branly-Jacques-Chirac

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« Plumes du Paradis » ou les voyages d’un oiseau extraordinaire de Nouvelle-Guinée en exposition au musée du Quai Branly-Jacques-Chirac

Du 12 mai au 8 novembre 2026, le musée du Quai Branly-Jacques Chirac présente l’exposition temporaire « Plume du Paradis -Voyages d’un oiseau extraordinaire de Nouvelle-Guinée ». Au travers de près de 210 œuvres réunies, cette exposition explore le pouvoir d’émerveillement des oiseaux de paradis et retrace l’histoire de leurs circulations et de leurs représentations dans les arts de l’Océanie à l’Asie jusqu’à l’Occident. Un voyage avec cet « oiseau artiste » qui invite à repenser nos liens avec le vivant.

Près de 210 œuvres – parures de plumes, peintures, spécimens naturalisés, pièces d’accessoires de mode, objets d’arts et ouvrages illustrés – seront réunies lors de cette exposition temporaire intitulée « Plumes du Paradis – Voyages d’un oiseau extraordinaire de Nouvelle-Guinée » qui va se déployer pendant six mois au musée du Quai Branly-Jacques Chirac.

Un oiseau qui fascine depuis toujours

Il faut dire que l’oiseau du paradis, passé maître dans l’art de la parade, par l’éclat de ses plumages et l’extraordinaire inventivité de ses chorégraphies, fascine depuis toujours, bien au-delà des forêts de Nouvelle-Guinée, son principal territoire d’origine. Cet « oiseau artiste » fait partie de la famille des paradisiers (Paradisaeidae) qui évoluent dans un vaste foyer de biodiversité, riche en ressources nourricières, et préservé de grands prédateurs, hormis les humains. Au fil des milliers d’années, les paradisiers ont développé un « art du vivant fondé sur la couleur, le mouvement et la métamorphose, qui les place au sommet de l’histoire évolutive des oiseaux ». Les 45 espèces que compte la famille des « Paradisaeidae » témoignent d’une remarquable diversité biologique.

Devenus « oiseaux du monde » eu égard aux nombreuses circulations issues des premières routes commerciales, ils font parfois l’objet de confusions dans les imaginaires locaux en s’intégrant à des récits mythiques préexistants. En Europe, ils inspirent les sciences naturelles, les arts décoratifs comme les Beaux-Arts.

Vitrine d'Oiseaux du Paradis © National Museum of Australia

Une exposition qui invite à repenser nos liens avec le vivant

Conçue en collaboration avec des scientifiques et des artistes de Nouvelle-Guinée, l’exposition retrace l’histoire de leurs circulations et de leurs représentations dans les arts, de l’Océanie à l’Asie et à l’Occident, ainsi que les sciences naturelles occidentales. Un parcours qui croise les regards de l’histoire naturelle, de l’art, de la mode, de l’ethnologie et de l’écologie, mettant en lumière la manière dont ces oiseaux ont été mobilisés, admirés, représentés, étudiés au fil du temps. Cette exposition présente également des créations contemporaines ancrées dans les savoirs et les réalités locaux, en invitant à repenser nos liens avec le vivant.

Source d’inspiration pour nombre d’artistes de Nouvelle-Guinée où l’oiseau du paradis y est emblème vivant, marqueur d’identité et sujet d’engagement, les objets du quotidien, œuvres contemporaines, archives visuelles et témoignages filmés émanant de ces artistes, ancrent l’exposition dans une approche située, collaborative et résolument actuelle. De ce fait, bien plus qu’une exposition naturaliste « Plumes du Paradis » nous convie à un voyage aux confins de l’émerveillement, de l’imaginaire, de l’histoire et du réel. A voir et à revoir.

« Plumes du Paradis – Voyages d’un oiseau extraordinaire de Nouvelle-Guinée »

Exposition temporaire

Du 12 ami au 8 novembre 2026

Galerie Germain Viatte

Musée du Quai Branly – Jacques Chirac

37 Quai Branly, 206 et 218, rue de l’Université

75007 Paris

Renseignements : www.quaibranly.fr