Après 36 mois d’impact Covid sur le trafic aérien global, l’année 2022 semble signer la première hausse notable vers un retour bon fonctionnement du transport aérien et son pic de 2019. À l’aéroport Aimé Césaire en Martinique, ces chiffres d’avant crise pourraient être de nouveau atteints dès l’année prochaine.
Après plus de deux ans de crise sanitaire liée au Covid, le retour du trafic aérien vers un niveau « normal », les compagnies se référant généralement à l’excellente année 2019 en termes de voyageurs, semble bien se confirmer pour l’ensemble des acteurs aériens et aéroportuaires. En Martinique, après les 7 premiers mois de l’année, les chiffres sont très encourageants, comme l’explique Frantz Thodiard, Président de la Société Aéroport Martinique Aimé Césaire (Samac), au micro de nos confrères de Martinique la 1ère : « Les perspectives d’atterrissages de l’année 2022 seront intéressantes pour nous. Nous pensons, autour de 85 % de ce que nous faisions en 2019. Donc on est vraiment sur la bonne pente pour retrouver le niveau de 2019 en 2023, ou au pire, en 2024 ».
Dans les faits, avec un total d’un million de voyageurs qui ont transité par l’aéroport Aimé Césaire en 2022, soit deux fois plus qu’en 2020 et en 2021, l’Hexagone représente naturellement le plus gros de cette fréquentation, avec par exemple, 120.000 passagers rien que pour le mois de juillet 2022. Cependant, de nouvelles destinations pourraient bien être la clé du développement et du retour aux chiffres record de 2019, selon le Président de la Samac, qui souhaite à nouveau « rayonner vers la Caraïbes Sud : Sainte-Lucie, Barbade, Trinidad, et puis en perspective, nous savons qu’il y a la croisière Tête de Ligne (ndlr : de la compagnie Costa Croisière) qui va reprendre à partir de décembre, avec des charters d’ores et déjà sur le Brésil, sur l’Allemagne et sur l’Italie, et également des passagers qui vont venir de France avec les compagnies régulières ».
Enfin, la Samac continue également d’œuvrer pour une ouverture de lignes en direction de New York, de Toronto ou encore du Panama.
Damien CHAILLOT

