Les Forces armées aux Antilles (FAA) organisent du 17 mai au 4 juin 2026 l’exercice CARAÏBES-26, un entraînement interarmées, interministériel et international destiné à préparer les acteurs civils et militaires à la gestion des conséquences d’une catastrophe naturelle majeure dans la région des Antilles. L’exercice réunit plus de 2.000 personnels civils et militaires, dont des personnels militaires issus des forces armées de la Barbade, du Brésil, de la Colombie, des Pays-Bas, de la République dominicaine et de Trinidad-et-Tobago.
Organisé tous les deux ans, cet exercice repose sur un scénario de crise associant catastrophe naturelle et assistance humanitaire. L’édition 2026 simule l’arrivée d’un cyclone de catégorie 4 frappant successivement le sud puis le nord de l’arc antillais, nécessitant une mobilisation rapide des moyens de secours et des forces de sécurité.
L’exercice rassemble des unités militaires françaises stationnées aux Antilles et en Guyane, ainsi que des représentants de plusieurs administrations, services de secours et organisations humanitaires. Participent notamment les préfectures de Martinique, de Guadeloupe et de Saint-Martin, les services départementaux d’incendie et de secours de Guadeloupe et de Saint-Martin, la Gendarmerie nationale, la Croix-Rouge ainsi que la Plateforme d’intervention régionale Amériques-Caraïbes (PIRAC).
Selon les organisateurs, CARAÏBES-26 est conduit en conditions réelles afin de reproduire les différentes phases de gestion d’une crise liée à une catastrophe naturelle. L’exercice est structuré en trois séquences distinctes, organisées respectivement en Guadeloupe, en Martinique et à Saint-Martin.
Une phase spécifique consacrée à la sécurisation d’un territoire étranger a également été simulée sur l’île de Marie-Galante entre le 17 et le 22 mai. Cette séquence a mobilisé le groupement tactique embarqué et des moyens aéromaritimes de la mission Jeanne d’Arc, engagés dans le scénario comme renforts venus de l’Hexagone face à une situation de crise aggravée par l’insécurité consécutive à l’événement climatique.
L’exercice vise également à renforcer la coopération régionale en matière de secours aux populations. Des militaires et observateurs provenant de plusieurs pays de la Caraïbe et d’Amérique du Sud y prennent part, notamment de la Barbade, du Brésil, de la Colombie, des Pays-Bas, de la République dominicaine ainsi que de Trinité-et-Tobago.
Une séquence destinée aux médias est prévue le mardi 2 juin à Saint-Martin. Elle se déroulera notamment sur les sites de la Belle Créole et de Happy Bay. Les autorités françaises et régionales présenteront le déroulement de l’exercice, les dispositifs de secours mobilisés et les actions menées dans le cadre du scénario fictif. Des démonstrations des moyens civils et militaires déployés pour l’assistance aux populations sinistrées sont également programmées.





















