Figure célèbre du paysage audiovisuel français, le journaliste, réalisateur, documentariste et auteur martiniquais, Harry Roselmack nous propose son dernier ouvrage « L’Amour malgré la peur » édité chez Guy Trédaniel et préfacé par Nikos Aliagas. Un essai qui explore, à partir de questionnements existentiels et métaphysiques, la dualité entre l’amour et la peur, et nous invite à conjurer les désordres du monde et les craintes qu’elles engendrent par la revalorisation de l’amour et des relations harmonieuses. A cette occasion nous avons rencontré dans son bureau ce « chercheur en humanité » qui a bien voulu nous éclairer sur ses motivations et sur la portée de ses réflexions et de son message. Morceaux choisis.
Sacerdoce ? Apostolat ? Mission divine ? ou tout simplement volonté de faire part de sa vision et de ses réflexions sur l’avenir du monde et des êtres qui le peuplent. Rien n’est moins sûr. En tout cas, Harry Roselmack poursuit inlassablement son introspection sur le sens de la vie en s’interrogeant sur le monde, sur l’être et les raisons d’être. Une véritable « mission de vie » qui se traduit par un parcours guidé par une quête de sens qui l’a mené du journalisme à la métaphysique et à la philosophie jusqu’à la réalisation de documentaires, en passant par l’écriture pour tenter de comprendre l’être humain et ses façons d’être. « Que ce soit ma foi religieuse ou des choses auxquelles je crois, j’ai une base de compréhension qui me permet de partager sur une base rationnelle », explique-t-il.

Une rigueur scientifique et une écriture alerte
Si celui qui préfère se définir comme « chercheur en humanité » plutôt que philosophe, a choisi la métaphysique pour expliciter ses pensées, c’est parce qu’il considère ce concept comme « une façon de rationaliser au maximum des choses qui peuvent apparaître comme étant des valeurs ou des choix qu’on peut avoir à faire ». La métaphysique étant l’étude de l’existence. A partir donc de ces questionnements existentiels et métaphysiques, le journaliste martiniquais s’est lancé dans cette quête du sens de la vie et distille avec une rigueur scientifique et une écriture alerte ses réflexions sur l’avenir de l’humanité et son rôle à jouer au sein de l’univers en ces temps troublés, à travers ses ouvrages.
Après donc « Il n’est pas trop tard pour naître », « Dieu, la source et l’univers philosophal » et « Cosmogonie », Harry Roselmack récidive avec « L’Amour malgré la peur » dans lequel il prône la revalorisation de l’amour et des relations harmonieuses face aux peurs qui nous assaillent, créées par le tourbillon d’un monde chaotique et en pleine mutation. « L’amour, on le porte en nous » affirme-t-il pour planter le décor. « C’est la peur qui contrarie l’expression de l’amour. L’idée, c’est de faire baisser le niveau de la peur, certes utile à la survie, mais trop importante dans notre vie, pour laisser rayonner l’amour qui est en nous », avance celui qui, depuis plus de vingt ans, présente l’émission « Sept à Huit » sur TF1.
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Un ouvrage puissant et salvateur
En dépit des maux qui rongent nos sociétés et sapent les fondements du vivre –ensemble, Harry Roselmack se veut optimiste et plaide pour une autre vision du monde et d’un renversement de tendance dans notre représentation. « Je pense que l’évolution de l’être humain n’est pas terminé », assure-t-il. « Certes, on est des êtres humains qui s’estiment civilisés, mais on n’a pas compris que l’essentiel, pour être au top de ce qu’on est appelé à être, c’est de choisir l’amour, malgré d’autres conditions humaines qui intègrent la mort et des choses qui font peur ».
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Et l’homme de médias de plaider pour la prééminence du désir de relation harmonieuse. « Notre raison d’exister, dans l’espace et le temps, c’est la relation harmonieuse », assène l’ex présentateur du 20h de TF1. « Cette notion d’harmonie est au cœur de ce qui nous constitue et cela, c’est le signe qu’on est le résultat d’un projet, d’une mise en route de l’existence », ajoute-t-il. « Après, c’est à nous de choisir. On peut décider, parce qu’on a un libre arbitre, de participer à la création de ce projet qui est l’amour, ou faire l’inverse », nous indique l’auteur comme pour nous mettre devant nos responsabilités. Auquel cas, il ne faudrait pas s’étonner des désordres qui agitent le monde et in fine « déplorer les effets, dont on chérit les causes », selon l’expression consacrée émise par l’évêque Bossuet, auteur du XVIIème siècle. Un ouvrage puissant et salvateur.
« L’Amour malgré la peur »
Harry Roselmack
Editeur : Guy Trédaniel
224 pages





















