La Fondation du SMA et la Bred – Banque populaire ont signé, ce vendredi au Salon international de l’Agriculture, un partenariat pour accompagner les jeunes du Service militaire adapté pour les aider financièrement à créer et lancer leurs activités.
« La Bred s'engage au côté de la Fondation du Service militaire adapté, qui a pour mission d'aider les jeunes à s'insérer dans les Outre-mer français, que ce soient les jeunes qui ont fait le SMA ou pas », a salué le général Jean-Pierre Metz, président de la Fondation du SMA. « La Fondation du SMA, qui ne fonctionne qu'avec des fonds privés, a besoin de partenaires. Et la Bred fait partie de ces partenaires, le premier partenaire bancaire à s'engager au niveau national avec la Fondation ».
Pour la Bred, « banque coopérative, engagée et ancrée dans les territoires », ce partenariat avec la Fondation du SMA permet de renforcer son « action de mécénat » et « d'accompagner la réussite des territoires », explique Jérôme Perrin, directeur Outre-mer de la Bred. « Nous sommes une banque coopérative fondée par des entrepreneurs, donc c'était naturel pour nous d'accompagner la Fondation et les différents RSMA sur les territoires ».
« Notre métier, c'est d'accompagner les projets de nos clients, qu'ils soient des projets de particuliers, de professionnels, d'entreprises » a ajouté Jérôme Perrin qui s’appuie sur des acteurs comme la Fondation du SMA qui « jouent un rôle de détection, d'accompagnement de cette jeunesse ». « Nous, on vient en contribution pour aider la Fondation à le faire, mais aussi ensuite pour accompagner ces jeunes dans leurs projets entrepreneuriaux, dans leurs réussites ».
Nahuel Tournebize, Guadeloupéenne de 23 ans et présente à cette signature, a bénéficié du coup de pouce de la Fondation du SMA et de la Bred lorsqu’elle a créé son entreprise Capr’îles, « premier élevage caprin-laitier, avec transformation laitière en Guadeloupe en utilisant la race locale des chèvres créoles », plus communément appelé cabri.
« C'est une espèce qui est menacée d'extinction parce qu'on utilise de plus en plus de races importées qui sont plus grosses, mais moins rustiques, donc elles survivent mal, alors que le vrai cabri créole, il est très rustique, très résilient. Il est plus petit, donc il produit un peu moins, et il est un peu moins favorisé. Mon objectif, et la Fondation m'aide aussi beaucoup sur ça, c'est promouvoir les races qui sont endémiques des territoires et ne pas utiliser des races importées », a-t-elle expliqué.
« La Fondation m'a aidé dans le développement du projet. Dans un premier temps, tout ce qui est créer le projet, finaliser, être sûr que ça soit stable, et après avec un accompagnement financier de la Bred, pour développer encore plus le projet et qu'il ne soit plus au stade projet, mais au stade activité ». Une aide qui lui a concrètement permis d’acquérir le foncier, « faire les clôtures, le terrassement du terrain » et lancer la production.
Nahuel Tournebize souligne aussi le « soutien moral » de la Fondation, « parce que quand on est entrepreneur, des fois, c'est très dur d'entreprendre tout seul. Et encore plus, parfois dans le milieu agricole, quand on est une femme ». « Avec la Fondation, il n'y a vraiment pas cette barrière hommes-femmes. Ils nous aident, ils nous soutiennent, ils nous montrent que le projet, il a du sens, il est valable, donc il faut y aller » assure la jeune entrepreneure.





















