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Chlordécone : Un colloque en Martinique pour « comprendre et agir»

Par ~2 min lecture
Chlordécone : Un colloque en Martinique pour « comprendre et agir»
© RCI Martinique

Ce mardi 23 juin, le préfet de la Martinique, Étienne DESPLANQUES a ouvert le colloque scientifique à l’Université des Antilles en présence de Anne-Gaëlle Baudoin, directrice générale des outre-mer, Nathalie Mons, rectrice de l'académie de Martinique, du Pr. Moustapha Dramé, vice-président à la recherche à l'Université des Antilles, de Claire Giry, PDG de l'Agence Nationale de Recherche, de Magalie Lesueur-Jannoyer, CIRAD animatrice de la CLORECA et de Guido Rychen, Président du CPSN, Université de Lorraine. Précisions avec notre partenaire RCI Martinique

Ce lundi 22 juin, à la sortie de la salle d'audience, où le délibéré a été rendu à huis clos, les mines sont défaites, l'air grave. La cour d’appel a confirmé le non-lieu dans l’affaire du chlordécone, une décision qui indigne les plaignants. Si sur le plan judiciaire ce dossier du chlordécone semble au point mort, la communauté scientifique cherche, elle, à "Comprendre et Agir". C’est le thème d’un colloque qui se déroule pendant trois jours sur le Campus Universitaire de Schoelcher.

Lire aussi : Un colloque scientifique et un village grand public en juin consacrés à la chlordécone en Martinique

Pendant 3 jours, près de 300 chercheurs sont réunis autour des enjeux liés à la chlordécone avec au programme : les nouvelles connaissances sur la contamination des milieux et l’exposition des populations ; les impacts sur la santé humaine et les écosystèmes, avec un focus sur la santé des femmes ; les innovations et solutions pour réduire les risques, notamment la remédiation des sols.

Trois sessions pour faire face au risque

Organisé tous les quatre ans par le Comité de Pilotage Scientifique National, ce rassemblement de chercheurs vise à disséquer les mécanismes de la pollution par ce pesticide et à développer des solutions concrètes pour y faire face.

Une vingtaine de communications orales, des conférences, des ateliers sont prévus et dispatchés en trois sessions distinctes.

Les précisions de Guido Rychen, professeur de l’Université de Lorraine et président du Comité de Pilotage Scientifique Nationale : «La première session s'intitule : Que sait-on aujourd'hui sur la contamination ? La problématique, c'est : les analyses sont faites, les données sont stockées, et après ? Il y a tout un travail d'analyse statistique, et c'est un élément majeur de cette session, qui montre que, finalement, on peut faire des estimations de la dégradation naturelle de la molécule dans les sols. Ces éléments de compréhension sur la façon dont la molécule se comporte dans le sol sont essentiels et définis dans cette première session. La session 2 concerne les impacts. Là, on aura des résultats sur les cohortes de travailleurs ; on va se rendre compte que, dans certains cas, il y a effectivement des prévalences de certaines maladies qui sont plus fortes. La session 3 pose la question : comment gère-t-il le risque ? Le risque, ce n'est pas le fait qu'il y ait de la chlordécone, c'est : l'homme ou les écosystèmes y sont-ils exposés ? Et si oui, quelles mesures faut-il prendre pour éviter ces risques ?»

Avec RCI Martinique