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Aérien : Au Paris Air Forum, le dirigeant d’Air Austral Hugues Marchessaux défend une baisse de la TSBA en Outre-mer
©Outremers360 / DR

Le président du Directoire de la compagnie internationale réunionnaise était présent, vendredi 12 juin, au Paris Air Forum, plus grand rendez-vous européen de l'aéronautique, du spatial et de la défense. L’occasion, lors d’une intervention en table ronde, d’évoquer les mesures environnementales du secteur, les problématiques de taxation, et la connectivité des Outre-mer, en premier lieu, le sujet de la continuité territoriale.

« En complément de ces sujets, on a également une problématique sur le fret, qui intéresse évidemment tous les interlocuteurs puisque nous avons tous une activité fret », a ajouté Hugues Marchessaux, interrogé par Outremers360.

« C'est très important pour une compagnie avec une activité ultramarine, qui plus est la plus grosse compagnie basée en territoire ultramarin, de pouvoir porter un témoignage des problématiques des compagnies ultramarines et plus particulièrement des compagnies qui sont basées dans les Outre-mer » a-t-il ajouté pour défendre sa participation au Paris Air Forum.

Sur le sujet de la TSBA, qui s’élève à 7,40 euros pour les billets Outre-mer, et qui mobilise les acteurs de l’aérien et plus généralement de l’économie dans ces territoires, Hugues Marchessaux plaide, comme la plupart des interlocuteurs du dossier, un retour « aux dispositions antérieures, c'est-à-dire de pouvoir continuer à disposer de cette dérogation ».

Jusqu’en 2024 en effet, les compagnies desservant les Outre-mer disposaient d’une dérogation qui s'adossait sur une disposition du Code général des impôts. « Avec le PLF 2025, cette disposition a été abrogée et nous nous sommes retrouvés avec un tarif de TSBA, même si c'est le tarif domestique qui est appliqué, beaucoup plus élevé que ce qu'on avait auparavant », explique Hugues Marchessaux.

Pour l’heure, seules certaines routes encadrées par une Délégation de service public bénéficient d’un retour de cette dérogation, obtenu auprès de la Commission européenne par la DGAC et le Ministère des Transports.

« Nous, compagnies ultramarines, on reste un peu sur notre faim » regrette le président du Directoire d’Air Austral. « Nous sommes toujours dans le régime normal alors que nous considérons que ce dispositif devrait s'appliquer à tous les territoires ultramarins, notamment si on prend en compte la problématique de la continuité territoriale. Or, ça n'est pas le cas aujourd'hui ».

« J'ai vu récemment le ministre (des Transports, ndlr) qui m'a assuré qu'ils allaient continuer à porter la position des compagnies et de dire qu'il faut que cette dérogation s'applique à l'ensemble des compagnies qui desservent des territoires ultramarins, au sens général du terme » assure Hugues Marchessaux, qui demeure prudent : « pour l'instant, ça n'est pas encore gagné ».