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À Stains, la Fondation TotalEnergies forme les jeunes ultramarins aux métiers industriels d’avenir avec l’Industreet
© Charles Baudry / Outremers360

À quelques kilomètres de Paris, dans la commune de Stains en Seine-Saint-Denis, l’Industreet s’est imposé en quelques années comme un acteur original de la formation professionnelle. Créé et financé par la Fondation TotalEnergies, ce campus innovant propose à des jeunes âgés de 18 à 29 ans de se former gratuitement à des métiers industriels en forte demande, avec un objectif clairement affiché : favoriser leur insertion professionnelle. À l’approche de son cinquième anniversaire, l’établissement peut déjà mettre en avant plus de 700 jeunes certifiés. Aujourd’hui, 351 apprenants suivent une formation sur le campus, dont plus d’une trentaine venue des territoires ultramarins. « Notre mantra, c’est : un jeune, un emploi », résume Safia Tami, directrice des partenariats et du recrutement de l’Industreet.

Des formations tournées vers les besoins de l’industrie

Situé au 2 rue Joséphine Baker à Stains, le campus propose neuf formations dans des secteurs porteurs liés à la transition énergétique, à la maintenance industrielle, à la production ou encore au numérique. Les parcours, accessibles avec ou sans qualification préalable, reposent sur une pédagogie mêlant pratique et théorie, avec une forte immersion dans les réalités du terrain. Les jeunes peuvent notamment se former aux métiers de technicien de maintenance, conducteur de ligne automatisée, technicien contrôle non destructif, technicien BIM, technicien photovoltaïque ou encore technicien de numérisation d’installations industrielles.

Pour Safia Tami, directrice des partenariats et du recrutement, l’ambition est claire : répondre aux besoins croissants de l’industrie tout en offrant de véritables opportunités à des jeunes parfois éloignés de l’emploi ou de la formation. « Ce n’est pas une formation sans valeur. C’est une formation dynamique, réelle, avec de vraies perspectives d’avenir », insiste-t-elle.

Safia Tami, directrice des partenariats et du recrutement / © Charles Baudry / Outremers360

Contrairement à certaines idées reçues, les formations proposées ne visent pas à répondre aux besoins de recrutement du groupe TotalEnergies. Si la Fondation TotalEnergies finance intégralement le projet, l’ambition est d’offrir des débouchés aux jeunes en situation de vulnérabilité en les formant à des savoir-faire recherchés par l’ensemble du secteur industriel. Tout au long de l’année, de nombreux partenaires viennent ainsi rencontrer les apprenants lors de séances de
recrutement et de job dating organisées sur le campus.

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Une préparation complète à l’emploi
Au-delà des compétences techniques, l’Industreet accompagne également les jeunes dans la construction de leur projet professionnel. Création de CV, optimisation des profils LinkedIn, préparation aux entretiens d’embauche, ateliers de prise de parole ou encore séances de coaching avec des professionnels des ressources humaines font partie intégrante du parcours. Quelques jours avant notre visite, un collectif d’entreprises était ainsi présent sur le campus afin de préparer les futurs diplômés aux entretiens qu’ils devront passer lors de prochains job datings. « Les entreprises viennent presque les cueillir à la sortie de la formation », explique Safia Tami.

Cette proximité avec les recruteurs contribue notamment au taux de réussite affiché par l’établissement, qui atteint aujourd’hui 85,2 %.

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Des opportunités pour les jeunes ultramarins
Depuis plusieurs années, l’Industreet développe également des partenariats avec les territoires ultramarins afin de faire connaître ses formations auprès des jeunes.

L’établissement travaille notamment avec LADOM et les missions locales pour organiser des campagnes d’information, préparer des recrutements à distance et faciliter les arrivées sur site. « Les territoires d’Outre-mer ont toute leur place à l’Industreet. Quand nous avons imaginé le projet, nous nous sommes dit qu’il fallait l’ouvrir au plus grand nombre », souligne Safia Tami.

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Parmi les apprenants rencontrés figure Anaëlle Nanua, 22 ans, originaire du Mont-Dore en Nouvelle-Calédonie. C’est grâce à une campagne menée avec la Direction de l’emploi et de la formation de Nouvelle-Calédonie qu’elle découvre l’existence du campus. Aujourd’hui, la jeune femme suit une formation de technicienne en contrôle non destructif. Un métier consistant à vérifier la conformité de pièces métalliques destinées à des secteurs exigeants comme l’aéronautique ou l’automobile. « Le fait qu’on ait à la fois de la pratique et de la théorie, c’est quelque chose qui m’a plu directement », explique-t-elle.

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Son parcours lui a déjà permis de décrocher un stage chez Safran, l’un des leaders mondiaux de l’aéronautique. Dans un secteur encore largement masculin, Anaëlle souhaite également adresser un message aux autres jeunes femmes : « Si on a la motivation, ça peut très bien se passer. Et surtout, pour les femmes, il ne faut pas avoir peur de s’engager ».

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Même constat pour Dylano Ramlakan, 25 ans, arrivé de Guadeloupe il y a quelques mois pour intégrer une formation de technicien de numérisation d’installations industrielles. S’il reconnaît avoir hésité avant de quitter son territoire d’origine, le jeune homme estime aujourd’hui avoir fait le bon choix. « J’avais peur de quitter la Guadeloupe. Mon père ne voulait pas trop au départ. Mais j’ai été bien accompagné et bien encadré dès mon arrivée », raconte-t-il.

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Un campus pensé pour favoriser la réussite
Pour les jeunes venant de loin, notamment des Outre-mer, la question du logement constitue souvent un frein majeur. Afin d’y répondre, l’Industreet a créé la Villastreet, une résidence située à proximité immédiate du campus et réservée aux apprenants vivant hors d’Île-de-France. L’objectif est de leur permettre de se concentrer pleinement sur leur formation sans avoir à affronter les difficultés du marché locatif francilien. Grâce aux aides mobilisées, le coût du logement reste particulièrement accessible, avec un reste à charge avoisinant les 250 euros par mois. Au-delà de l’hébergement, les équipes accompagnent également les jeunes sur différentes problématiques du quotidien, notamment la mobilité, l’autonomie ou encore l’accès au permis de conduire. « Le but est qu’ils puissent poser leurs valises et suivre leur formation sereinement », résume Safia Tami.

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Un tremplin vers l’emploi
Les résultats semblent convaincre les anciens élèves. Lors de notre visite, plusieurs diplômés étaient revenus sur le campus pour revoir leurs anciens formateurs et échanger avec les nouvelles promotions. Parmi eux, Gesnel et Cabios, anciens apprenants originaires d’Haïti et diplômés en 2023, ont souligné combien leur passage à l’Industreet avait constitué un véritable accélérateur de carrière et leur avait permis d’accéder à des opportunités professionnelles qu’ils n’auraient pas eues autrement.

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À l’heure où l’industrie française cherche à recruter dans de nombreux secteurs, l’Industreet entend poursuivre sa mission : agir en faveur de la jeunesse et former gratuitement une nouvelle génération de professionnels qualifiés, venus de l’Hexagone comme des Outre-mer, pour leur donner les moyens de construire un avenir durable. « Soyez les bienvenus, soyez à la hauteur et nous sommes prêts à vous accueillir et à vous accompagner jusqu’au bout », conclut Safia Tami.