Alors que la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion commémoraient ce jeudi les 80 ans de la départementalisation, le chef de l’État a souligné dans un communiqué cette « date majeure de l’histoire des Outre-mer (…) et plus largement de notre histoire nationale », marquant « la fin de l’ère coloniale ». Il rappelle aussi « les défis qui demeurent », notamment la convergence sociale et l’évolution institutionnelle.
Le 19 mars 1946 était adoptée la loi de « départementalisation » de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion. Portée notamment par Aimé Césaire, Gaston Monnerville, Raymond Vergès, Eugénie Eboué et Léopold Bissol, elle « a marqué une étape décisive dans la reconnaissance institutionnelle, politique et sociale de ces territoires », a rappelé Emmanuel Macron dans un communiqué.
« Elle demeure un symbole fort de la lutte de ces territoires et de leurs habitants pour l’égalité, la dignité et la justice ainsi que la promesse d’émancipation de la République restaurée après la Seconde guerre mondiale. Pour reprendre l’expression de Aimé Césaire, il s’agissait de faire des habitants de ces nouveaux départements des citoyens à part entière et non plus entièrement à part » a ajouté le président de la République.
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Emmanuel Macron rappelle, 80 ans après, « à regarder avec lucidité le chemin parcouru, mais aussi les défis qui demeurent », alors que le gouvernement vient, « à ma demande », d’engager « la démarche d’extension de la Charte sociale européenne aux départements et régions d’outre-mer et collectivités de l’article 73 ». En parallèle, Mayotte « doit atteindre la convergence sociale avant 2031 » a-t-il aussi rappelé.
« Cette quête d’égalité républicaine s’accompagne en parallèle d’un respect de l’identité singulière de ces territoires, y compris et surtout sur le plan institutionnel » a poursuivi le chef de l’État qui rappelle aussi « les travaux en cours » sur l’évolution institutionnelle de la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane, « répondant à l’appel des élus ultramarins ».
« Honorer cette date, c’est saluer la mémoire de celles et ceux qui ont porté le combat de la « départementalisation » avec courage et conviction. C’est aussi réaffirmer notre attachement à une République reconnaissante de la richesse que lui apportent les territoires ultramarins » a conclu Emmanuel Macron.





















