La 28ème Journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage colonial sera marquée par des cérémonies de fleurs organisées autour des sites mémoriaux à Paris, en région parisienne et dans certaines villes hexagonales. Des fleurissements de stèles ou de monuments en forme d’hommage et de geste de transmission, de mémoire et de dignité au cours de cette journée qui se veut mémorielle, culturelle et festive.
Le 23 mai 1998, plus de 40 000 personnes descendantes et descendants d’esclaves battaient le pavé parisien pour commémorer le 150ème anniversaire de l’abolition de la traite et de l’esclavage colonial avec un objectif affiché : faire reconnaître cette page sombre de l’histoire du monde comme crime contre l’Humanité. Une mobilisation qui a abouti à la loi dite Taubira reconnaissant l’esclavage et la traite comme des crimes contre l’Humanité en 2001 par le Parlement français.
25 ans après le vote de la loi, le Comité Marche du 23 mai 1998 – CM 98- association nationale née au lendemain de cette marche fondatrice, poursuit son combat pour la défense de la mémoire des victimes de l’esclavage colonial en organisant notamment chaque année une journée en hommage aux victimes, devenue, depuis 2008 nationale. Une journée à la fois mémorielle, culturelle et festive baptisée « fête de la fraternité – Limyè ba yo ».
Un geste de transmission, de mémoire et de dignité
C’est dans cet esprit et celui de la célébration des 25 ans de la Loi Taubira que s’inscrit cette 28ème journée nationale qui, à chaque étape, verra s’organiser une cérémonie de fleurs autour des mémoriaux érigés aux ancêtres esclaves. Cette cérémonie de fleurissement étant destinée à honorer celles et ceux dont les noms, les histoires et les vies ont longtemps été effacés de la mémoire collective, mais qui doit aussi être interprétée comme geste de transmission, de mémoire et de dignité.
Ainsi, dans la matinée, un hommage solennel sera organisé en collaboration avec la ville de Paris à l’espace Jacques Martial (du nom du comédien et metteur en scène guadeloupéen récemment disparu), dans les Jardins du Trocadéro. Site où sera érigé le futur mémorial national des victimes de l’esclavage colonial qui devrait être inauguré au printemps 2027 et où figureront 216 000 noms et prénoms d’esclaves affranchis par le décret d’abolition de l’esclavage en Guadeloupe, Guyane, Martinique, à La Réunion et à Saint-Martin.
Une journée qui se veut mémorielle, culturelle et festive
Dans l’après-midi, d’autres cérémonies républicaines de fleurissement de sites mémoriaux en présence des autorités publiques, d’élus et de personnalités ultramarines auront lieu dans plusieurs villes de la région parisienne, parmi lesquelles Saint-Denis, Pierrefitte, Creil, Sarcelles, Grigny, mais aussi en province à Marseille ou encore à Bordeaux.
Cette journée qui se veut à la fois mémorielle, culturelle et festive s’accompagnera d’animations diverses (exposition, ateliers de généalogie, conférence-débat…) et d’hommages artistiques avec des performances et des concerts de plusieurs artistes ultramarins. 25 ans après la loi Taubira, il apparaît plus que jamais nécessaire de garder vivace la flamme de la mémoire utile non seulement contre l’oubli, mais également pour conjurer les maux qui rongent nos sociétés actuelles.
28ème Journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage colonial
23 mai 2026
Espace Jacques Martial – Jardins du Trocadéro
Place du Trocadéro et du 11 novembre
75016 Paris
Renseignements et Programme : www.cm98.fr





















