Ce 16 septembre, 32 acteurs de la société réunionnaise ont signé à la préfecture une charte dans le cadre du projet « Zéro drogue ». Santé, éducation, collectivités et forces de sécurité s’unissent pour renforcer la lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants à La Réunion.
Ce mercredi matin, à la préfecture, 32 acteurs de la société réunionnaise se sont réunis pour signer cette charte dans le cadre du projet « Zéro drogue ». Une mobilisation qui se veut fédératrice et qui réunit différents secteurs : la santé, l’éducation, les collectivités, mais aussi la sécurité, afin de renforcer la lutte contre la consommation et le trafic de stupéfiants.
Quelle est la réalité de la lutte contre les stupéfiants ?
Laurent Chavanne, directeur territorial de la Police Nationale : « Le trafic de stupéfiants à La Réunion est très important. On constate, depuis plusieurs années et de manière très importante, une augmentation de la disponibilité des produits stupéfiants. La cocaïne, la résine de cannabis, le zamal, mais également d’autres drogues de synthèse qui sont extrêmement dangereuses. Il y a aussi une augmentation du nombre de trafiquants et de consommateurs.
L’action des forces de sécurité intérieure est nécessaire et très importante. Les résultats que nous obtenons depuis 2024 montrent que les trafics sont de plus en plus nombreux. »
Constatez-vous une évolution dans les modes de pratique et de consommation ?
Laurent Chavanne : « Oui, complètement. Il y a des produits comme la cocaïne qui ont des effets désastreux. Il y a aussi le tabac chimique. Il y a eu le démantèlement d’un trafic à Saint-Denis la semaine dernière. La consommation d’une cigarette avec ce tabac est 100 fois plus puissante que celle de l’herbe de cannabis.
On va avoir aussi ce que l’on appelle le “Dou”, qui est de la cathinone, et qui donne des effets un peu comme le “crack”. »
En quoi une mobilisation plus large de la société civile pourrait-elle aider les forces de l’ordre dans leur travail ?
Laurent Chavanne : « On doit lutter contre ces entreprises criminelles qui, en termes d’économie souterraine, ont un effet désastreux sur la société, les conditions sanitaires, les victimes et les consommateurs.
Pour ça, nous avons besoin de tout le monde. Zéro drogue, c’est possible à La Réunion si tout le monde participe. C’est le message essentiel de ce qu’on a vu aujourd’hui. »
Par Linfo.re

