Partir étudier loin de Mayotte constitue une chance et une aventure exigeante. Grâce aux accords conclus avec quatre cégeps québécois, 65 jeunes ont intégré le programme et 12 ont obtenu leur diplôme. À leur retour leurs compétences, leur autonomie et leur ouverture sur le monde représenteront une richesse immense pour le développement du territoire mahorais. Détails avec notre partenaire France-Mayotte Matin.
Pour les jeunes Mahorais qui en bénéficient, la mobilité vers le Québec représente bien davantage qu’un départ pour les études. C’est la chance de découvrir un autre pays, de se confronter à de nouvelles méthodes d’apprentissage et de construire son autonomie loin de Mayotte.
Le partenariat noué entre le Département-Région de Mayotte et quatre collèges d’enseignement général et professionnel québécois, les cégeps, vient d’être consolidé par la signature de nouvelles conventions, Le président Ben Issa a fait le déplacement en personne. L’objectif est de sécuriser durablement le parcours de formation des étudiants mahorais accueillis au Canada et d’inscrire cette coopération dans le temps.
Depuis le lancement du dispositif, 65 jeunes ont intégré le programme. Douze d’entre eux sont déjà diplômés. Certains ont choisi de poursuivre leurs études à l’université, tandis que de nouveaux étudiants viennent d’entamer leur formation. Lors de la mission organisée au Québec, les représentants mahorais ont pu constater l’accueil et l’accompagnement proposés par les quatre établissements partenaires.
Partir si loin reste une étape importante. Il faut apprendre à évoluer dans un environnement différent, s’adapter à un autre rythme, créer de nouveaux repères et prendre seul davantage de responsabilités. Cette expérience donne aux étudiants l’occasion de gagner en confiance, de découvrir une autre culture et de porter un regard nouveau sur leur propre territoire.
À leur retour à Mayotte, ceux qui choisiront d’y travailler ne reviendront donc pas seulement avec un diplôme. Ils auront acquis des connaissances techniques, mais également une capacité d’adaptation, une maturité et une ouverture sur le monde précieuses. Cette richesse humaine et professionnelle pourra bénéficier aux entreprises, aux administrations et, plus largement, au développement du territoire.
Le Département entend ainsi former de futurs ingénieurs et experts, mais aussi faire de ces jeunes des ambassadeurs de Mayotte à l’international. Il souhaite désormais consolider les partenariats existants, permettre à davantage d’étudiants de saisir cette chance et élargir la coopération avec le Canada au-delà de la seule formation.
Par France-Mayotte Matin

