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Mayotte : La communauté d'agglomération du Grand Nord protège sa mangrove et ses îlots
© Communauté du Grand Nord de Mayotte

La Communauté d'agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM) a signé deux conventions de gestion de six ans avec le Conservatoire du littoral. La première concerne les 193 hectares de la mangrove de Dzoumogné-Longoni cogérés avec la FMAE. La seconde confie directement à l’agglomération les dix hectares des îlots Choizil, appelés à devenir un site pilote de restauration écologique sur le territoire. Précisions avec notre partenaire France-Mayotte Matin.

La Communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte a signé, lundi 31 août à Bouyouni, deux conventions de gestion d’une durée de six ans avec le Conservatoire du littoral. Elles concernent la mangrove de Dzoumogné-Longoni et les îlots Choizil. 

La première convention associe également la Fédération mahoraise des associations environnementales. Située entre Bandraboua et Koungou, la mangrove de Dzoumogné-Longoni couvre environ 193 hectares. Deuxième mangrove de Mayotte par sa superficie, elle abrite les sept espèces de palétuviers recensées sur l’île ainsi que 21 espèces d’oiseaux. 

Si sa surface demeure relativement stable, son arrière-mangrove a presque disparu sous l’effet de la mise en culture du bassin versant. Le projet prévoit de retirer les déchets et les espèces exotiques envahissantes, puis de replanter des espèces indigènes. L’objectif est notamment de limiter l’envasement du lagon et les risques de submersion. La convention s’inscrit dans la préparation du premier plan d’action consacré aux mangroves de Mayotte, prévu sur dix ans. 

La seconde convention confie exclusivement à la CAGNM la gestion des îlots Choizil, propriété du Conservatoire du littoral. Situé à 4,5 kilomètres au nord de Grande-Terre, cet ensemble de dix hectares comprend deux îlots principaux et des récifs frangeants décrits comme étant en très bon état de conservation. Il accueille récifs coralliens, herbiers, poissons, tortues et oiseaux marins. 

La première étape consistera à établir un état écologique de référence, à identifier les pressions et les secteurs prioritaires, puis à définir un programme de restauration. La présence du rat noir, espèce invasive menaçant notamment la nidification des oiseaux marins, figure parmi les problèmes recensés. La CAGNM recherche encore les financements nécessaires aux études et aux futures opérations. 

À travers ces conventions, l’agglomération veut coordonner la surveillance, la restauration, la connaissance scientifique et la sensibilisation du public. L’ambition est de faire des îlots Choizil un site pilote de gestion intégrée, tout en maintenant des usages durables, notamment la pêche artisanale et les activités. 

Par France-Mayotte Matin