Près de deux ans après le passage du cyclone Chido, Électricité de Mayotte poursuit la consolidation du réseau. Au 1er septembre, 1 661 chantiers étaient achevés et 2 592 opérations étudiées. Une nouvelle étape avant la reconstruction, qui doit notamment passer par l’enfouissement d’une partie du réseau sur le territoire. Détails avec notre partenaire France-Mayotte Matin.
« La route est encore longue, mais le travail avance », souligne Echati Fifi Issa, présidente du conseil de surveillance d’Électricité de Mayotte (EDM). Près de deux ans après le passage du cyclone Chido, en décembre 2024, la reconstruction du réseau électrique de Mayotte se poursuit. Après les interventions d’urgence engagées dans les semaines suivant la catastrophe, EDM est désormais entrée dans une phase de consolidation de ses installations sur l’ensemble du territoire.
Au 1er septembre 2026, 1 661 chantiers avaient été achevés, tandis que 2 592 opérations avaient été étudiées. Dix entreprises prestataires sont mobilisées aux côtés d’EDM. Les interventions progressent du nord au sud de l’île, dans le centre, à Mamoudzou, mais aussi en Petite-Terre. Les travaux engagés depuis Chido sont organisés en plusieurs étapes. La première a consisté à répondre à l’urgence face aux importants dégâts provoqués par le cyclone. Il s’agissait alors de rétablir au plus vite l’électricité afin de répondre aux besoins essentiels de la population et de permettre la reprise des activités.
Une deuxième phase est désormais en cours. « Nous sommes aujourd’hui dans la phase de consolidation, avec la remise à niveau et le renforcement du réseau », explique Echati Fifi Issa. Cette étape doit permettre de fiabiliser les installations existantes et de sécuriser plus durablement l’alimentation électrique de Mayotte.
Mais les interventions actuelles ne marquent pas la fin du chantier. Une troisième phase doit être consacrée à une reconstruction plus profonde du réseau. L’objectif affiché est de profiter de l’après-Chido pour moderniser les infrastructures et renforcer leur résistance face à de futurs événements climatiques. EDM prévoit notamment l’enfouissement d’une partie du réseau électrique afin de limiter son exposition aux vents violents et aux intempéries.
L’ambition est de « rebâtir plus solide, plus moderne et plus résilient », souligne la présidente du conseil de surveillance. Près de deux ans après Chido, la reconstruction électrique reste donc un chantier de longue haleine. Au-delà de la réparation des dégâts, EDM entend faire de cette période de travaux une étape de transformation du réseau mahorais afin d’améliorer durablement sa robustesse et la continuité de l’alimentation des habitants, des entreprises et des services publics.
Par France-Mayotte Matin

