ÉCOUTEZ OUTREMERS 360 RADIO

Outremers 360°
Toute l'actualité des Outre-mer à 360°
La Réunion : Saint-Pierre accueillera le congrès des villes universitaires de France en novembre 2026
© DR

L’Association des villes universitaires de France (AVUF) tiendra son congrès annuel à Saint-Pierre, du 4 au 6 novembre. Trois jours de rencontres consacrés au rôle de l’enseignement supérieur et de la recherche dans le développement des territoires, avec une attention particulière portée aux réalités ultramarines.  

Comment faire de l’enseignement supérieur et de la recherche un levier de développement territorial ? C’est la question qui guidera le prochain congrès annuel de l’Association des villes universitaires de France (AVUF), organisé du 4 au 6 novembre à Saint-Pierre, sur le territoire de la Communauté intercommunale des villes solidaires (CIVIS).
L’association, qui fédère 120 communes et intercommunalités, a choisi La Réunion pour son premier congrès du nouveau mandat 2026-2032. Un choix qui doit notamment permettre de mettre en lumière les enjeux propres aux territoires insulaires et ultramarins, mais aussi les initiatives développées localement pour y répondre.
Saint-Pierre accueille aujourd’hui la deuxième implantation de l’Université de La Réunion, avec notamment l’IUT, l’UFR Santé et l’école d’ingénieurs Esiroi. Pour l’AVUF, la CIVIS constitue ainsi un exemple d’agglomération universitaire d’équilibre en plein développement, à l’image de près de la moitié des territoires membres de l’association. 

La présence d’étudiants, de chercheurs et d’établissements d’enseignement supérieur représente un potentiel important pour les villes et leurs territoires. Mais l’impact économique, social et territorial de cette présence n’est pas automatique. Il suppose notamment que les collectivités puissent identifier et développer les possibilités de coopération avec le monde académique.
À Saint-Pierre, cette dynamique s’est construite autour de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, en lien avec les acteurs économiques et institutionnels. Le territoire doit toutefois composer avec plusieurs contraintes structurelles, parmi lesquelles l’éloignement géographique, l’insularité et des vulnérabilités socio-économiques et environnementales.
Ces contraintes sont également présentées comme des leviers d’expérimentation et d’innovation. Le congrès entend ainsi valoriser des modèles de développement adaptés aux territoires ultramarins et alimenter la réflexion nationale sur l’égalité des chances, la résilience territoriale et l’innovation au service des territoires. 

Pendant trois jours, les débats, ateliers, exposés et visites porteront sur plusieurs enjeux liés au développement universitaire local. Il sera notamment question de l’essor de l’enseignement supérieur et de la recherche dans les territoires, mais aussi de la manière de mesurer et d’accroître l’impact économique et social de l’université à l’échelle locale.
Les conditions de vie des étudiants seront également abordées, avec les problématiques du logement et de la mobilité. Le congrès s’intéressera par ailleurs aux coopérations possibles avec le monde de la recherche autour de plusieurs défis auxquels sont confrontés les territoires : adaptation au dérèglement climatique, préservation et reconquête de la biodiversité, souveraineté alimentaire, cybersécurité et santé globale.
Plusieurs visites sont enfin prévues, notamment sur le campus de Terre Sainte et dans des lieux faisant le lien entre la recherche et le monde professionnel.