Le Service public départemental de l’Autonomie (SPDA) entre dans une nouvelle phase à La Réunion. Lancé ce lundi 31 août 2026 lors d’un séminaire au Palais de la Source, le dispositif doit améliorer la coordination entre les acteurs et simplifier les démarches pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et leurs aidants.
« Décloisonner les actions des acteurs de l’autonomie, travailler ensemble, faciliter l’accès à l’information du grand public et simplifier le parcours des personnes âgées et des personnes en situation de handicap », l’un des enjeux du Service public départemental de l’Autonomie (SPDA), officiellement lancé lundi à La Réunion.
Plus de 300 acteurs ont participé au séminaire organisé à l’hémicycle du Palais de la Source, 200 en présentiel et une centaine en visioconférence. Coorganisée par le Département et l’Agence régionale de santé (ARS), la rencontre a réuni collectivités, services de l’État, organismes sociaux, associations, professionnels, établissements et représentants des personnes concernées.
Pour Cyrille Melchior, Président du Département : « Le SPDA n’est pas un nouveau dispositif ni une nouvelle organisation. C’est avant tout une volonté de mieux travailler ensemble. Département, ARS, État, communes, caisses de protection sociale, associations, professionnels, établissements, personnes concernées et aidants : chacun détient une partie de la réponse ». L’enjeu affiché est de mieux articuler les interventions « pour simplifier les démarches, faciliter l’accès à l’information et aux droits et éviter les ruptures de parcours ».

Les premiers enseignements du diagnostic territorial ont permis de faire émerger plusieurs priorités : renforcer l’accueil de proximité, développer l’« aller-vers », améliorer l’accès à l’information et aux droits, réduire les délais et les lourdeurs administratives, coordonner les parcours pour éviter que les personnes et leurs familles ne se retrouvent confrontées à des ruptures dans leur accompagnement. Les aidants occupent une place particulière dans cette démarche, avec la nécessité de renforcer notamment les solutions de répit.
Pour Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l’ARS, le principe est celui du travail collectif : « Il ne s’agit pas d’avoir seulement 11 M’Bappé, il faut une équipe ! Une équipe appelée à travailler sur les parcours de vie, du premier repérage à l’accompagnement en considérant les personnes dans leur globalité ».
Le diagnostic repose notamment sur une consultation menée du 1er juillet au 28 août 2026, pour laquelle plus de 350 réponses ont été recueillies auprès des acteurs du SPDA, représentant plus de 100 entités, ainsi qu’auprès de personnes âgées et de personnes en situation de handicap.
Quatre rendez-vous dès septembre
Quatre groupes de travail territorialisés sont programmés dans les prochains jours. Le premier se tiendra le 1er septembre à Bras-Panon, le 2 septembre à Saint-Denis, le 3 septembre à Saint-Gilles-les-Bains et le 8 septembre à Petite-Île.
Plus de 250 participants sont attendus pour ces différentes rencontres. Ces travaux serviront notamment à préparer les États généraux du Bien Vieillir, prévus les 26 et 27 octobre 2026. Le programme d’actions sera ensuite soumis à la Conférence territoriale de l’Autonomie (CTA).
Une gouvernance partenariale
Créée le 1er juin 2026, la CTA constitue l’instance de pilotage du SPDA. Elle rassemble les principaux acteurs du champ de l’autonomie à La Réunion : Département, ARS, État, communes, organismes sociaux, Rectorat, France Travail, MDPH, associations et représentants des personnes concernées.
Parmi ses membres figurent notamment l’Union départementale des CCAS, l’Association des maires de La Réunion, le Conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie, le GIP Services d’aide à la personne, la CAF et la CGSS.

