Héritier lointain du ti train lontan, le Réunion Express devrait relier Saint-Benoît à Saint-Joseph. Le début des travaux est prévu pour 2030, avec les premières mises en service en 2035 et une livraison totale en 2050. Le budget colossal est évalué à plus de 5 milliards d’euros. Le débat public va démarrer, avec beaucoup, beaucoup de questions. Les premiers éléments dévoilés ce matin à l’occasion d’une Assemblée plénière à La Région. Précisions avec notre partenaire Linfo.re
Le « Réunion Express » est un projet de train destiné à proposer une alternative à la voiture individuelle. Ce nouveau moyen de transport est plutôt bien accueilli par les usagers. "Je suis d'accord, ça va réduire les embouteillages", "je le prendrai comme moyen de transport", "le train serait pertinent".
Ce train ferait le tour de l’île, en passant notamment par l’Ouest. Les temps de trajet entre les principales communes sont estimés entre 15 et 45 minutes.
Le « Réunion Express » s’étendrait sur 140 kilomètres de voies ferrées et compterait 25 stations. À terme, jusqu’à 100 000 voyageurs pourraient l’emprunter chaque jour. Mais avant le lancement des travaux, un grand débat sera organisé avec les Réunionnaises et les Réunionnais afin de présenter le projet et de recueillir les observations de la population.

"Le grand débat en août est un moment important puisque ça va être justement la mise en accord des réunionnaises et des réunionnais, qui en venant a ce débat donneront les grandes orientations, sauront ce qu'on veut faire dans cette société de grands projets et sauront à ce moment-là utilement commencer à faire ce front d'adhésion nécessaire pour pousser cette voie possible demain d'une voie alternative aux problématiques que l'on rencontre aujourd'hui au tout voiture que l'on connaît aujourd'hui", explique Patrick Lebreton, 1er vice-président de La Région et maire de Saint-Joseph.
Après le débat public, les premiers travaux pourraient débuter en 2030. Une première mise en service est envisagée pour 2035, tandis que le réseau complet pourrait être opérationnel à l’horizon 2050.
Le coût du projet est estimé à 5,2 milliards d’euros.
Par Linfo.re

