Après son élimination au 2e tour de l'US Open à quelques semaines de sa retraite de joueur de tennis, le vétéran français Gaël Monfils, 40 ans, a annoncé jeudi soir qu'il troquerait sa raquette contre un costume de "gestionnaire de fortune" en Suisse.
- Dernier match en Grand Chelem battu par Learner Tien (6-3, 6-4, 6-3), qu'est-ce que vous ressentez ?
Gaël Monfils : « C'était une ambiance incroyable, une énergie de dingue sur le court. J'avais envie de rester un peu plus longtemps mais j'ai vraiment tout donné, je pense même que je suis allé au-delà de ce que je pouvais. Learner Tien a été vraiment très costaud ce soir. Chapeau à lui».
-On vous a entendu sur le bord du court dire parfois «j'ai mal, je veux mais mon corps ne peut plus». C'est la récupération du match du premier tour ou autre chose ?
Gaël Monfils : «C'est juste que j'étais beaucoup moins performant. C'est ça qui est dur à gérer. Quand je dis «j'ai mal», ils (ses proches dans le box) savent ce que ça veut dire. Ce n'est pas que j'ai une blessure, mais c'est juste que tu fais un rallye, que tu sens que tu récupères un peu moins bien, tu bouges moins les jambes, tu centres moins la balle, tu es moins derrière la balle. Tu as moins de choix possibles. C'est dur parce que ta tête voit les choses et tu te dis «tiens, je vais faire ça». Dans l'échange, tu as envie de faire des changements de rythme, faire parler la puissance, mais tu te rends compte que c'est plus dur à faire».
-Quel sera votre programme jusqu'à votre dernier tournoi en novembre ?
Gaël Monfils : «Je vais jouer le tournoi de Lyon, peut-être le tournoi de Vienne et normalement "peut-être" aussi La Défense-Arena (Masters 1000 de Paris). Et puis je vais faire un petit break après (sourires)».
-Vous pouvez parler de votre future carrière ?
Gaël Monfils : «Le prochain chapitre sera dans la finance. Je vais être gestionnaire de fortune dans une boîte en Suisse qui s'appelle Alphaswiss. Je vais commencer là-bas l'année prochaine. C'est quelque chose qui me passionne, que je fais entre guillemets depuis pas mal d'années. J'ai fait des stages quand je pouvais. J'ai envie de rester actif. En plus ma petite fille rentre à l'école, il lui faut un papa actif».
Avec AFP

