La commune de Morne-Rouge a inauguré une fresque dédiée à Olivier Dubois, journaliste martiniquais retenu en otage au Mali depuis bientôt 2 ans par un groupe affilié à Al-Qaïda au Mali.
Cela fait exactement 21 mois que le journaliste Olivier Dubois, originaire du François, est retenu captif au Mali et reste actuellement le seul otage français dans le monde.
Pour marquer ce triste fait et montrer le soutien continu au journaliste du territoire capturé le 8 avril 2021, la ville du Morne-Rouge initie une nouvelle action de sensibilisation, avec une fresque pour Olivier Dubois, inaugurée à l’entrée de la commune, dans le secteur de l’Hôtel de Ville.
Inaugurée en présence de la famille du journaliste, de la municipalité, de Oshea, artiste auteur de la fresque, ainsi que la classe de CE1B de l’école Notre Dame de la Délivrande, qui avaient organisé une manifestation de soutien en octobre dernier.
Une volonté de maintenir le travail continu pour la libération du journaliste martiniquais, explique Marc de Boni, porte-parole du Comité de soutien à Olivier Dubois, dans des propos rapportés par nos confrères de viàATV : « Cela fait maintenant plus de 600 jours qu’Olivier est retenu. C’est l’un des journalistes français qui a été retenu le plus longtemps sur les 30 dernières années. On voudrait mettre un nouveau coup d'accélérateur et donc interpeller la population à plusieurs niveaux. Déjà, bien sûr, Monsieur Madame tout le monde qui ne connaissent pas forcément la situation d'Olivier. On a déployé un certain nombre d'actions et notamment en Martinique pour rendre visible ce sujet ! Je tiens à remercier vraiment la Martinique qui nous a apporté un élan que nous n'avions pas connu depuis le début et voilà, il y a une vraie sensibilité à la situation d’Olivier ».
En parallèle, les élus de la CTM ont voté à l’unanimité, une motion pour la libération d'Olivier Dubois ce jeudi 22 décembre 2022 qui sera adressée au président de la République, demandant au gouvernement de tout mettre en œuvre pour obtenir la libération du journaliste martiniquais.
Début décembre, la ministre des affaires étrangères, Catherine Colonna, rappelait que la France faisait « tout son possible » pour la libération du journaliste.
Damien CHAILLOT

