L’Agence régionale de santé (ARS) a déclaré l’entrée en phase épidémique de grippe sur les territoires de la Guadeloupe et de Saint-Martin en cette fin d’année 2025 et début d’année 2026. Cette décision fait suite à l’analyse des derniers indicateurs sanitaires, qui montrent une circulation active du virus et une augmentation significative de son impact sur la population.
Souvent considérée comme une affection bénigne, la grippe saisonnière peut pourtant entraîner des complications graves, en particulier chez les personnes les plus vulnérables. Elle peut aggraver des maladies chroniques telles que le diabète, l’insuffisance cardiaque ou respiratoire, et conduire à des hospitalisations, voire à des décès. Au-delà des symptômes respiratoires, l’infection grippale est également associée à un risque accru d’événements cardiovasculaires dans les jours qui suivent la contamination.
Dans ce contexte, l’ARS rappelle que la vaccination reste le principal moyen de prévention contre la grippe et ses formes sévères. Le vaccin, dont la composition est adaptée chaque année aux souches virales en circulation, ne peut pas provoquer la maladie. Il est particulièrement recommandé aux personnes âgées de 65 ans et plus, aux femmes enceintes, aux personnes atteintes de maladies chroniques ou immunodéprimées, aux professionnels de santé, à l’entourage des personnes vulnérables ainsi qu’aux résidents en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).
En complément de la vaccination, les autorités sanitaires insistent sur l’importance du respect des gestes barrières afin de limiter la propagation du virus. Le lavage régulier des mains, l’utilisation de mouchoirs jetables, l’aération des espaces clos, le port du masque en cas de symptômes, ainsi que l’isolement à domicile en cas de fièvre ou de signes évocateurs de la grippe font partie des mesures recommandées, notamment pour protéger les personnes les plus fragiles.
La vaccination peut être réalisée auprès d’un médecin traitant, d’un pharmacien ou d’un infirmier. L’ARS précise qu’il est encore possible de se faire vacciner, l’immunité se mettant en place environ quinze jours après l’injection.























