Venezuela : Air France reprend ses rotations normales vers les Antilles ce dimanche, avec un vol supplémentaire vers Pointe-à-Pitre

Venezuela : Air France reprend ses rotations normales vers les Antilles ce dimanche, avec un vol supplémentaire vers Pointe-à-Pitre

La compagnie française a annulé ses vols vers les Antilles -Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin- prévus samedi matin au départ d’Orly, par mesure de précaution après les frappes américaines sur le nord du Venezuela. Ils ont finalement été opéré depuis Roissy-CDG dans l’après-midi, tandis que la DGAC a permis les vols vers les Antilles.

Confusion hier matin après les frappes américaines sur le Venezuela, suivies par la capture et l’exfiltration de Nicolas Maduro et son épouse, actuellement dans l’État de New York. 

Contactée par la rédaction d'Outremers360, Air France a confirmé reprendre ses rotations normales vers les Antilles, depuis CDG et Orly, ce dimanche. Un vol supplémentaire a été ajouté exceptionnellement aujourd’hui au départ de Paris-Charles de Gaulle vers Pointe-à-Pitre, a-t-elle précisé. 

Air France a décidé samedi matin d’annuler ses trois vols prévus vers les Antilles : Saint-Martin depuis Paris-CDG, Pointe-à-Pitre depuis Orly et Fort-de-France depuis Orly. Une situation qui a entraîné la confusion chez les passagers des trois vols, y compris aux Antilles puisque les vols retours étaient, par conséquent, également annulés. Les compagnies Corsair et Air Caraïbes ont, elles, maintenu leurs rotations.

« Nous avons quitté notre hôtel ce matin puisque c'était la fin de notre séjour mais nous allons être contraints d'y retourner, à nos frais, pour le moment. L'hôtesse d'Air France nous a indiqué qu'elle ne savait pas si la compagnie allait rembourser les frais occasionnés par cette annulation » a notamment déclaré un touriste en Martinique, interrogé par France-Antilles.

Interrogé par BFMTV, la compagnie, qui a finalement opéré ses vols vers les Antilles depuis Paris-CDG samedi après-midi, a assuré « proposer des solutions de réacheminement dans les meilleurs délais » à ses clients impactés par les vols annulés, ajoutant « regretter les désagréments occasionnés par cette situation ».

La compagnie assure suivre « en permanence l'évolution de la situation géopolitique dans les territoires desservis ou survolés par ses appareils, afin de garantir le plus haut niveau de sûreté et de sécurité pour ses vols ». Air France a justifié l’annulation de ses vols de samedi matin « en raison de la situation affectant le nord du Venezuela » et de la « situation géographique des escales de Saint-Martin, Pointe-à-Pitre et Fort-de-France avec cette zone ».

Le régulateur américain de l'aviation (FAA) a lui « interdit » samedi aux compagnies aériennes immatriculées aux États-Unis d'opérer dans l'ensemble de l'espace aérien des Caraïbes, « en raison des risques sécuritaires (...) liés à l'activité militaire en cours ».

Tout en déconseillant le survol de l’espace aérien vénézuélien, « la DGAC permet le maintien depuis et vers les Antilles et la Guyane » a informé, plus tard dans la soirée, la Direction générale de l’aviation civile. « En fonction de l’évolution de la situation, des retards et déroutements pourraient néanmoins avoir lieu », a-t-elle ajouté, recommandant aux passagers « de se rapprocher de leurs compagnies aériennes ».

L’agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a recommandé samedi aux compagnies aériennes d'éviter de survoler le Venezuela, estimant que la possible activation des systèmes de défense aérienne engendre « un risque élevé pour les vols civils ».

« Compte tenu des frappes américaines et du niveau globalement élevé de tensions, le Venezuela est susceptible de maintenir des niveaux d'alerte renforcés pour ses forces aériennes et ses unités de défense aérienne (...), notamment au regard de la possibilité d'actions militaires ponctuelles supplémentaires. Par conséquent, le risque d'erreur de calcul et/ou de mauvaise identification est évalué comme élevé », détaille le bulletin de l'AESA.