ÉCOUTEZ OUTREMERS 360 RADIO

Outremers 360°
Toute l'actualité des Outre-mer à 360°
Guadeloupe : Une convention entre la Région, le SMGEAG et l’Agro Campus signée pour lancer un BTSA « Gestion et Maîtrise de l'eau»
© SMGEAG

La Région Guadeloupe, le Syndicat mixte de gestion de l'eau et de l' assainissement en Guadeloupe (SMGEAG) et l’Agro Campus ont signé ce vendredi 11 septembre une convention-cadre officialisant le lancement d'un BTSA « Gestion et Maîtrise de l'eau» (GEMEAU) en alternance au CFA de Convenance, à Baie-Mahault. Détails avec notre partenaire RCI Guadeloupe.

Une convention-cadre a été signée ce vendredi 11 septembre au lycée agricole de Convenance, à Baie-Mahault, entre la Région, le SMGEAG et l’Agro Campus.

Ce partenariat officialise le lancement d'un nouveau BTSA GEMEAU dispensé en alternance au CFA de l’Agro Campus.

Ce diplôme de niveau 5 se prépare en apprentissage sur deux ans et compte 1 350 heures de formation.

Il vise à former des spécialistes de la gestion de l’eau, capables d'assurer le contrôle des réseaux, le pilotage des installations, la gestion de projets ou la protection des milieux aquatiques.

20 alternants dès septembre

Vingt alternants intégreront cette session dès ce mois de septembre. Dix d'entre eux seront accueillis directement au sein du SMGEAG, tandis que les dix autres rejoindront des entreprises partenaires.

La Communauté d’agglomération du Nord Grande-Terre, qui exerce la compétence GEMAPI, s'est également engagée à recruter un apprenti.

Pour faciliter ces recrutements, un job dating s'est tenu ce vendredi matin, permettant aux candidats de rencontrer leurs futurs employeurs.

Les apprentis du SMGEAG alterneront entre le centre de formation et le syndicat mixte à raison de deux semaines par mois en entreprise, l'objectif étant de leur offrir une expérience concrète pour les rendre immédiatement opérationnels.

Un financement régional de 22 000 euros

À travers cet accord financé à hauteur de 22 000 euros par la Région Guadeloupe, les signataires entendent répondre aux besoins croissants de qualification dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.

Le président de Région, Ary Chalus, précise que la collectivité régionale, qui détient la compétence en matière de formation, a mobilisé des moyens importants pour accompagner la mise en place de ce nouveau cursus : «Nous avons pris notre part : financement, équipement, accompagnement et même aide aux étudiants », indique Ary Chalus, président de la Région Guadeloupe. Nous espérons que ce sera bénéfique pour les deux ans à venir, tant pour le SMGEAG et les communautés d'agglomération que pour les jeunes, qui pourront aussi créer leur propre entreprise. On aura beaucoup de travaux sur le territoire, c'est donc une belle satisfaction. Nous avons tout mis en œuvre sur le plan financier, matériel et humain pour que ces formations soient une réussite pour la Guadeloupe. Il faut savoir que la Région est responsable de la formation, c'est donc tout à fait normal. Nous y travaillons depuis très longtemps et nous avons fait cette proposition. Nous avons d'ailleurs déjà des jeunes qui ont été formés avec nous dans d'autres organismes au niveau des services de la Région travaillant sur l'eau. Il y a de quoi permettre à bon nombre de jeunes guadeloupéens de créer leur avenir en ayant une formation et un métier demain pour travailler sur l'eau, l'assainissement avec les communautés d'agglomération, la GEMAPI et les métiers aquatiques.»

Un renouvellement des effectifs du SMGEAG

Cette initiative permettra notamment au syndicat mixte de l’eau de combler ses déficits de compétences internes et de profiter des prochains départs à la retraite pour renouveler ses effectifs en intégrant de jeunes professionnels qualifiés.

Une transition qu'Henri Yacou, président du SMGEAG souhaite opérer en s'appuyant sur l'expérience des agents actuels : « Cela ne se fera pas comme ça, en disant simplement qu'on enlève du personnel », prévient Henri Yacou, président du SMGEAG. Je suis partisan de l'idée qu'on ne gère le personnel qu'en le traitant comme de la haute couture. Cela signifie que chaque personne, chaque salarié, chaque humain dans la maison mérite mon respect. Je ne peux pas me permettre de dire à quelqu'un de 60 ans s'il compte partir à la retraite demain : il faut respecter les gens. Ce travail se fait progressivement, nous l'avons commencé et ce n'est pas simple. Mais la question est de mieux maîtriser nos processus et d'adapter nos fonctionnements à la réalité du terrain. Je veux que les jeunes intègrent le syndicat en alternance pour leur faire comprendre qu'il y a des personnes qui ont exercé ce métier avant eux pendant 30 ou 40 ans. Et ces personnes déjà présentes dans la maison doivent réformer.»

Par RCI Guadeloupe