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DIRECT. Vote de confiance : Déclaration de politique générale du gouvernement, débats, réactions et vote, suivez la séance à l’Assemblée avec Outremers360
©Assemblée nationale / Outremers360

Ce lundi 8 septembre, à 15h, le Premier ministre François Bayrou s’exprimera devant l’Assemblée nationale, pour une déclaration de politique générale, suivie d’un débat et d’un vote de confiance qui devrait très probablement mettre fin à son mandat.

En effet, les député(e)s devront voter pour ou contre la confiance au gouvernement. Et dans le paysage actuel de l’hémicycle, dépourvu de majorité claire, les heures du gouvernement Bayrou sont comptées. En cas de majorité de votes « contre », son gouvernement sera d’office démissionnaire, mais devrait toutefois rester aux affaires courantes jusqu’au 22 septembre.

Les noms de putatifs successeurs sont légions : Olivier Faure pour la gauche PS et Écologistes ; Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Éric Lombard voire Yaël Braun-Pivet pour le bloc central ; Xavier Bertrand pour la Droite -nom avancé hier par les patrons des député(e)s LR, Laurent Wauquiez. LFI annonce déposer mardi une nouvelle procédure de destitution du chef de l’État, tandis que le RN prône une nouvelle dissolution…

19h30 : 

Emmanuel Tjibaou, député de Nouvelle-Calédonie (FLNKS-UC / GDR): « J’ai voté contre la motion de confiance ! ».

Le député guyanais Jean-Victor Castor a voté contre la confiance du gouvernement. « Le but est de ne pas faire chuter un gouvernement mais de choisir la meilleure politique. Emmanuel Macron n’a, en ce qui concerne nos territoires, aucune politique de développement ».

Le député de la Polynésie Moerani Frébault a voté la confiance. « On aura un ralentissement sur nos dossiers, mais on a confiance dans le prochain Premier ministre (…) et on espère avoir rapidement de nouveaux interlocuteurs », a relativisé Moerani Frébault, qui cite notamment, parmi les dossiers en Polynésie, la péréquation des prix de l’électricité ou encore l’installation d’un Crous sur ce territoire.

Joseph Rivière, député de La Réunion (RN) : « Lorsqu’il n’y a pas de décision politique pour relancer le pays et faire confiance au peuple, le gouvernement doit chuter ! ».

19h00 : L'Assemblée nationale a désapprouvé la déclaration de politique générale du Gouvernement

Sur 573 suffrages dont 558 exprimés, 364 député(e)s ont voté contre la confiance au gouvernement Bayrou. 164 ont voté pour. François Bayrou et son gouvernement vont de fait démissionner. 

18h15 : Olivier Serva : « Nous devons apprendre dans ce pays à faire des compromis »

« Le gouvernement Bayrou ne pouvait pas tenir parce que la méthode n’était pas bonne et les mesure n’allaient pas dans le sens de la justice sociale » estime Olivier Serva, député Liot de Guadeloupe, qui comme son groupe, défend aussi la candidature Charles de Courson à Matignon. 

« Un homme sérieux, qui connaît les budgets de la France, député depuis 33 ans, qui parle à la droite et la gauche et qui inspire confiance » loue le député guadeloupéen, opposé à l’indexation sur l’impôt sur le revenu, aux « pénalisations sur les retraités » ou encore à la suppression de jours fériés.

« Nous devons apprendre dans ce pays à échanger, discuter, faire des compromis dans l’intérêt de la France et des français » a-t-il ajouté.  

17h55 : Dans un souci de « compromis », Max Mathiasin appelle à « une coalition » pour éviter une nouvelle dissolution

« Au-delà du constat que nous faisons tous et sur lequel nous sommes d’accord, un Premier ministre ne peut pas se permettre de présenter quelque chose d’atone », « sans projet économique et politique pour la France » a déclaré le député Liot Max Mathiasin (Guadeloupe), pour justifier son vote contre la confiance au gouvernement.  

Dans un souci de « compromis », Max Mathiasin appelle à « une coalition » pour éviter une nouvelle dissolution. Pour Matignon, « on a fait une proposition qui serait Charles de Courson » ajoute Max Mathiasin, qui se dit également ouvert aux propositions socialistes. « Il ne faut jamais être trop rigide quand il s’agit de trouver des compromis pour faire avancer les choses ».  

17h39 : Pour Karine Lebon, « François Bayrou n’a pas de légitimité »

« Le projet de loi de Finances qu’il a tenté de nous présenter est inacceptable » estime la députée de La Réunion, Karine Lebon (GDR), qui annonce avoir signé la demande de destitution d’Emmanuel Macron qui devrait être déposée mardi matin par le groupe LFI. « Je suis toujours pour que le peuple se prononce » assume la députée qui estime aussi que « la dissolution est une chance pour le peuple puisse redire son vote et sa confiance ».  

Pour la suite, Karine Lebon « attend que les Outre-mer ne soient pas mis de côté », bien qu’elle estime que « Manuel Valls a fait des pas en notre direction ». « Malheureusement, il était isolé et pas écouté dans ce gouvernement » ajoute la député, qui souligne « un projet de loi de lutte contre la vie chère vidé de sa substance ».  

17h21: Frédéric Maillot : « Il faut commencer à faire tomber un, pour faire tomber les autres ensuite »

« C’est un jeu de domino » explique le député de La Réunion Frédéric Maillot. « Il faut commencer à faire tomber un, pour faire tomber les autres ensuite ». « Le budget proposé par Macron, qui fait en sorte de régler cette dette en allant chercher chez les plus précaires et les travailleurs, nous n’y sommes pas favorables ».

16h50 : Pour Christian Baptiste, « c’est Emmanuel Macron qui a créé cette crise politique »

« Le Premier ministre devait être débarqué depuis le mois de janvier » a rappelé le député de Guadeloupe (PS), Christian Baptiste, qui avait voté la première motion de censure à l’égard du gouvernement Bayrou. « Pour les Outre-mer, cette politique soutenue par la Macronie nous est complètement défavorable », a-t-il ajouté, citant notamment « les 350 millions d’euros de coupe qu’il y aura sur la Lodeom ».

Pour le député, « c’est Emmanuel Macron qui a créé cette crise politique (…) et s’il avait écouté le peuple, nous n’en serions pas là ». Christian Baptiste fait partie des quelques socialistes à appeler à la démission d’Emmanuel Macron, avant une éventuelle dissolution. « Le plus simple, c’est que le président puisse revenir devant le peuple ».  

16h34 : Pour Philippe Naillet, « le budget de Bayrou est un budget d’austérité »

« Le budget de Bayrou est un budget d’austérité qui s’en prend aux plus vulnérable » a fustigé le député PS de La Réunion Philippe Naillet. « Je voterai contre la confiance » ajouté le député qui rappelle avoir voté la motion de censure de juillet dernier contre François Bayrou, mais qui n’avait pas abouti. « Il y a une vraie colère dans le pays contre les injustices sociales et fiscales donc ce qui faudrait, c’est une politique de gauche pour plus de justice sociale et fiscale et aussi mettre le paquet sur la dette environnementale ». 

16h24 : Béatrice Bellay n’appelle pas à la démission d’Emmanuel Macron 

« J’appelle à la démission de François Bayrou, mais pas à celle d’Emmanuel Macron » assure la députée socialiste de Martinique. « Je ne vais pas participer à ceux qui vont scander des choses totalement improbables ! ». « Ce que nous demandons au président c’est de faire le bon choix, la bonne alternative qui est à gauche » insiste la députée qui assure que son parti « est prêt à faire des compromis et à participer à la défracturation de la France ». 

16h11 : Pour Jean-Hugues Ratenon, « le problème c’est Macron »

Le député LFI de La Réunion est virulent à l’égard du chef de l’État. « Depuis 2017, on se bat contre sa politique de casse sociale ». Sans surprise, le député et son groupe vont voter contre la confiance au gouvernement Bayrou, « puisqu’on ne peut pas accepter ce budget », tout en demandant « la démission d’Emmanuel Macron ». « Celui qui peut sortir la France de ce chaos politique, c’est Emmanuel Macron », ajoute le député, défavorable à une nouvelle dissolution.

15h39 : Nicolas Metzdorf : « On a besoin de stabilité en Nouvelle-Calédonie »

Le député calédonien (EPR) prône la « stabilité », notamment pour la Nouvelle-Calédonie et l’accord de Bougival, « pour qu’il se poursuive dans le calendrier qu’on s’est fixé ». « Malheureusement, c’est fait d’avance », reconnait le député qui souhaite a minima « qu’un gouvernement soit renommé tout de suite », de préférence mené par « un Premier ministre de droite » et « qui dure ». 

15h, le Premier ministre s'exprime devant l'Assemblée nationale :

« Cette épreuve de vérité, je l'ai voulue ». « Les questions politiques, ce sont les questions pour les prochaines élections. Les questions historiques, ce sont les questions pour les prochaines générations » a déclaré le chef du gouvernement, dans son discours de politique générale. 

Le Premier ministre énumère les « problèmes » la France, notamment la dette, le redressement des finances publiques, les budgets en déficit, le contexte international ou encore, pour les Outre-mer, les « enjeux de vie quotidienne et de destin dont nous savons qu’ils doivent être totalement réinventés ». 

« Si nous voulons la sauvegarde du navire, du navire sur lequel nous sommes et sur lequel sont nos enfants, il faut agir sans retard », insiste encore François Bayrou, qui prévoyait un budget avec 40 milliards d'euros d'économies. « Il conviendra de trouver ici une contribution qui fasse que les plus haut revenus » participent à « l’effort national », assure le Premier ministre qui cite une nouvelle fois les jeunes dont « on augmente encore les charges sur leurs épaules ».