Coronavirus en Guyane : Omicron entraîne la fermeture de plus de 50 % des établissements scolaires

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Coronavirus en Guyane : Omicron entraîne la fermeture de plus de 50 % des établissements scolaires

Avec le variant Omicron, la situation dans les écoles, collèges et lycées est particulièrement compliquée en Guyane. Dans le département, plus de 50 % des établissements scolaires sont fermés et plus de 1.000 enseignants sont indisponibles, a alerté mardi le rectorat.

 

« 117 établissements du premier degré sur les 187 que compte le département sont fermés. Il n’y a plus assez de personnel disponible pour assurer leur fonctionnement. Dans le second degré, 17 des 37 collèges et 7 des 16 lycées sont dans le même cas. Pour les enseignants, 1.318 sont absents sur 7.350, sans compter les employés administratifs et techniques. Il y a les positifs, les cas contacts, ceux dont un enfant est malade », a détaillé le recteur, Alain Ayong Le Kama. Il s’est exprimé en présence du préfet, Thierry Queffelec, de la directrice de l’ARS, Clara de Bort, et du président de la collectivité territoriale, Gabriel Serville.

« La Guyane a un genou à terre »

« Les fermetures d’établissements se font au cas par cas », contrairement à 2020 quand tout était fermé sans distinction. « On essaie d’être pragmatique, les situations ne sont pas homogènes », a-t-il poursuivi, en pointant un phénomène épidémique aussi fulgurant qu’imprévisible. « La Guyane a un genou à terre », a renchéri le préfet, qui la semaine dernière a réinstauré des mesures de couvre-feu pour six communes.

Le taux d’incidence s’établit en Guyane à 3.664 et le taux de positivité à 34,1 %. S’agissant de la vaccination, le taux demeure sous la barre des 40 % et cela pose problème à l’Education nationale car le protocole du ministère est pensé pour un territoire avec un fort taux de vaccination, selon la préfecture. « Quand il y a 80 % de vaccinés, s’il y a un cas, huit cas contacts sur dix restent dans les écoles », a détaillé Alain Ayong Le Kama.

Problème aussi avec les autotests, préconisés par le protocole. La Guyane en manque, les pharmacies sont en rupture. Clara de Bort a précisé que 138.000 autotests leur seront distribués, issus des stocks stratégiques de l’Etat, ainsi que 40.000 tests antigéniques, pour laisser le temps aux circuits habituels de s’organiser face à la demande inédite. Lundi prochain, le rectorat publiera un protocole adapté car en ce moment les établissements travaillent avec le protocole de septembre adopté avant l’arrivée d’Omicron.
 

Avec AFP