ÉCOUTEZ OUTREMERS 360 RADIO

Outremers 360°
Toute l'actualité des Outre-mer à 360°
Concours d’éloquence de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage : une première participation remarquée de La Réunion et de Mayotte
© Charles Baudry / Outremers360

La finale de la quatrième édition du concours d’éloquence de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage (FME) s’est tenue ce mardi 23 juin au Sénat, en présence de Christiane Taubira. Cette année, les candidats étaient invités à réfléchir autour du thème : « La loi Taubira est-elle une forme de réparation ? », à l’occasion du 25ème anniversaire de ce texte historique reconnaissant la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.

Six finalistes issus des Écoles de la deuxième chance (E2C) de Paris, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, du Var, ainsi que, pour la première fois, de La Réunion et de Mayotte, ont défendu leurs textes devant un jury composé notamment de Clémence Botino, Miss France 2020 et conseillère en communication digitale pour la commission française de l’UNESCO, de l’humoriste et comédienne Fadily Camara, de représentants des fondations BNP Paribas et TotalEnergies, Olivier Rabier et Michael Bousseton ainsi que d’Aïssata Seck, directrice de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.

© Charles Baudry / Outremers360

Le premier prix a été attribué à Lohanne Mfinda Mbueno, de l’École de la deuxième chance de Paris, qui remporte une dotation de 1 000 euros. Les autres finalistes ont chacun reçu un prix de participation de 200 euros.

Lohanne Mfinda Mbueno, de l’École de la deuxième chance de Paris / © Charles Baudry / Outremers360

Cette édition a également marqué l’entrée des territoires ultramarins dans le concours avec la participation d’Alexandre Servigne, représentant de l’École de la deuxième chance de La Réunion, et d’Issiaka Inoussa Mari, représentant de Mayotte. Tous deux ont été salués pour la qualité de leur prestation. Le jury a notamment mis en avant la créativité et la dimension poétique du texte du candidat réunionnais, ainsi que la confiance en soi démontrée par le candidat mahorais lors de son intervention.

« Nous avons été profondément touchés par la qualité des textes, l’engagement et le travail accompli par ces jeunes avec leurs encadrants et leurs proches », a souligné Aïssata Seck à l’issue de la cérémonie. La directrice générale de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage a également exprimé le souhait de voir le concours continuer à se développer et accueillir davantage d’Écoles de la deuxième chance, notamment issues de l’ensemble des territoires ultramarins.

AÏssata Seck, directrice de la FME / © Charles Baudry / Outremers360

Soutenu par les fondations BNP Paribas et TotalEnergies, ce concours vise à favoriser la prise de parole, la confiance en soi et la réflexion citoyenne chez les jeunes autour des questions de mémoire, d’histoire et de transmission.

© Charles Baudry / Outremers360