Trente-cinq initiatives réparties dans l’ensemble des territoires ultramarins sont lauréates de la 16ème campagne de financement annuelle de micro-projets de l’OFB en faveur de la biodiversité des Outre-mer. Cette année, les jurys locaux ont eu la responsabilité d’évaluer et classer 77 dossiers de candidatures reçus.
Les projets lauréats, portés par des associations, des collectivités et des établissements publics d’Outre-mer, seront soutenus à hauteur d’une enveloppe totale de 403 289 euros. La campagne 2026 a eu lieu du 24 février au 15 avril 2026. Comme chaque année, son objectif est de soutenir la montée en capacité des acteurs de la protection et de la restauration de la biodiversité des territoires ultramarins au travers de la mise en œuvre d'actions concrètes.
Elle a été conçue pour répondre au mieux aux attentes spécifiques des petits porteurs ultramarins : procédures simplifiées et dématérialisées, accompagnement, taux de subvention plafonné à 80%, et financement versé en totalité au début du projet.
La campagne est organisée en trois dispositifs : le dispositif Tremplin, qui appuie les petites initiatives localisées et opérationnelles en visant un effet levier ; le dispositif Coopération, qui soutient les actions partenariales et collaboratives ; enfin, le compagnonnage, qui facilite les échanges entre structures. Ces financements ciblent les associations, les petites collectivités, et les gestionnaires d’espaces naturels (sauf structures privées à but lucratif) ultramarins.
Sur les 35 projets lauréats, pas moins de 25 le sont au titre du dispositif Tremplin, pour un montant total de 286 810 euros (jusqu’à 15 000 euros par projet). Parmi eux, l’OFB cite notamment le projet Bâti-Bat du Groupe Chiroptères océan Indien vise à explorer et expérimenter les modes de partenariats possibles entre les spécialistes de la conservation des chauves-souris et les spécialistes du bâtiment, afin de mieux répondre aux enjeux de cohabitation à La Réunion.
Le Service Territorial de l'Environnement de Wallis-et-Futuna est lui lauréat pour une étude visant à identifier s’il existe plusieurs sous-espèces de roussettes sur le Territoire et à évaluer le degré d’isolation des populations pour renforcer leur gestion.

Dans un autre registre, le projet lauréat de l’association Tahitian Historical Society de Polynésie a pour objectif de restaurer les habitats naturels favorables et d’accompagner la réintroduction durable d’escargots arboricoles endémiques du genre Partula sur deux sites pilotes de Moorea, en combinant restauration de la végétation indigène, gestion des pressions et suivi scientifique.
Parmi les candidatures retenues sur le dispositif Coopération (jusqu’à 20 000 euros par projet), on trouve l’association BADULA pour son projet Liste Shivundze Mayotte, qui vise à proposer aux professionnels une nomenclature et une base de données communes, en ligne, des principaux végétaux indigènes ou exotiques non envahissants utilisés pour les aménagements paysagers. Ce travail contribuera à renforcer l’utilisation d’espèces natives dans les projets, afin de favoriser la biodiversité locale.
Dans les Antilles, l’association TOTM propose de renforcer les compétences sur les protocoles standardisés de suivi des traces de pontes de tortues marines du réseau guadeloupéen, dans le cadre d’une coopération interterritoriale avec la Martinique.
Enfin, pour la partie compagnonnage, la Société d'Études Ornithologiques de La Réunion a par exemple été sélectionnée pour accueillir le responsable de la Clinique Faune Sauvage de l'École Nationale Vétérinaire de Toulouse afin de renforcer les compétences vétérinaires locales pour la prise en charge du Papangue, autrement appelé Busard de Maillard, qui est le dernier rapace endémique de La Réunion.
L’association Tamouchi Pata de Guyane, elle aussi lauréate, va pouvoir renforcer ses compétences dans le domaine de la capture et de la prise en charge des chiens errants, auprès des fourrières et refuges créés à l’Est du territoire, afin de réduire l’impact de ces animaux sur les plages de ponte des tortues marines de l’Ouest guyanais.

