À quelques jours de la rentrée scolaire, le programme Éco-École met en avant les établissements ultramarins qui font de la transition écologique un véritable support d’apprentissage. En 2026, 40 établissements de Martinique, de La Réunion, de Polynésie française, de Guyane et de Guadeloupe sont labellisés Éco-École.
Porté en France par l’association Teragir, le programme accompagne gratuitement les établissements, de la maternelle au lycée, dans la mise en place de projets liés à la transition écologique. Huit thématiques sont proposées : alimentation, biodiversité, climat, déchets, eau, énergie, santé et solidarités.
L’objectif est de permettre aux élèves de ne pas seulement étudier les enjeux environnementaux, mais de passer à l’action au sein même de leur établissement. Diagnostic, enquêtes, débats, choix des actions, mise en œuvre et évaluation : les élèves participent aux différentes étapes des projets, accompagnés par les équipes éducatives et les acteurs du territoire.
Des projets adaptés aux territoires ultramarins
En Polynésie française, au collège de Taravao à Afaahiti, les élèves travaillent notamment sur la santé. Alimentation, activité physique, bien-être et prévention des addictions sont abordés à travers des ateliers et des projets comme la journée « Dors, mange, marche pour ta santé ». Le collège mène également des actions en faveur de la biodiversité, notamment autour de la protection du littoral, de la restauration des coraux et de la végétalisation.
À La Réunion, l'école maternelle Montvert, aux Trois-Bassins, travaille sur la biodiversité. Les enfants découvrent les insectes, la forêt et le bien-être animal à travers des sorties, des rencontres associatives et le projet « Nout Zanimo ». Parents et grands-parents sont également associés à la démarche. L'équipe éducative observe notamment davantage d'empathie et de respect envers le vivant ainsi qu'une diminution des violences dans la cour.
En Martinique, le collège Lisette Moutachy, au Lamentin, a choisi de travailler sur l'eau. Après un diagnostic des usages dans l'établissement, les élèves étudient le cycle de l'eau et les enjeux liés à sa préservation. Des récupérateurs d'eau de pluie ont ensuite été installés pour alimenter les toilettes et arroser le jardin pédagogique. Des campagnes de sensibilisation et des actions autour des écogestes complètent le projet.
Des bénéfices constatés par les établissements
Pour Teragir, l'intérêt du programme ne se limite pas aux connaissances acquises sur les enjeux écologiques. Selon les établissements engagés,
91 % constatent l'acquisition de nouvelles compétences chez les élèves, notamment en matière d'autonomie, d'initiative et de vivre-ensemble. Une même proportion estime qu'Éco-École contribue à leur épanouissement. Le lien avec les apprentissages est également largement présent : 94 % des établissements déclarent faire régulièrement le lien entre leur projet Éco-École et les enseignements. Enfin, 91 % mobilisent des partenaires locaux autour de leur projet.
« Les enfants et les jeunes n'attendent pas seulement qu'on leur explique la transition écologique, ils veulent pouvoir y contribuer », souligne Nathalen Plume, directrice du pôle Éducation et Jeunesse de Teragir. Selon elle, donner aux élèves la possibilité d'agir leur permet « d'apprendre autrement, de prendre des initiatives et d'entraîner avec eux toute une communauté ».

