Le Centre Hospitalier Ouest Réunion (CHOR) a récemment intégré à son plateau technique un dispositif de radiofréquence utérine, une technologie destinée au traitement de certaines pathologies bénignes de l’utérus, notamment les fibromes et l’adénomyose. Cette technique vise à proposer une alternative moins invasive aux traitements existants.
Jusqu’à présent, la prise en charge de ces pathologies reposait principalement sur des traitements médicamenteux au long cours, souvent poursuivis jusqu’à la ménopause, ou sur des interventions chirurgicales plus lourdes, pouvant aller jusqu’à l’hystérectomie. La radiofréquence utérine s’inscrit comme une option intermédiaire, combinant une approche ciblée et une récupération plus rapide.
La procédure consiste à introduire, sous anesthésie générale, une aiguille fine au contact de la lésion à traiter. Guidée par échographie, celle-ci délivre de la chaleur afin de détruire le tissu pathologique, sans incision chirurgicale majeure. Selon le Dr Nicolet, gynécologue au CHOR, "C’est une alternative innovante qui permet de traiter la lésion sans avoir recours à une chirurgie. Les suites opératoires sont simples, la récupération rapide, et les résultats très prometteurs".
Le CHOR est le premier établissement de La Réunion à se doter de cet équipement, déjà utilisé dans une quarantaine de centres dans l'Hexagone. Installé au bloc opératoire depuis le mois d’octobre 2025, le dispositif se compose d’un générateur compact associé à une sonde d’échographie.
À l’échelle nationale, plus de 1 000 patientes ont déjà bénéficié de la radiofréquence utérine. Les premiers retours font état d’une diminution des douleurs, d’une réduction des saignements et d’une amélioration de la qualité de vie dans les semaines suivant l’intervention, selon les données communiquées par les centres utilisateurs.
L’introduction de cette technologie s’inscrit dans la stratégie du CHOR visant à développer des pratiques médicales moins invasives et à renforcer l’offre de soins gynécologiques sur le territoire réunionnais. Elle complète les évolutions récentes en matière d’imagerie, de chirurgie mini-invasive et de suivi gynécologique, avec pour objectif de faciliter l’accès local à des traitements innovants.























