Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a présenté ce mercredi en Conseil des ministres, deux projets visant à approuver deux accords sur la zone Océan Indien. Ils concernent notamment le partage d’information maritime, ou encore la « révision de l’accord général de coopération entre les États membres de la COI ».
Le premier projet de loi vise à autoriser l’approbation « de l’accord pour la mise en place d’un mécanisme d’échange et de partage de l’information maritime dans l’océan Indien occidental et de l’accord régional sur la coordination des opérations en mer dans l’océan Indien occidental » indique le compte rendu du Conseil des ministres.
Signés à Nairobi le 26 novembre 2018, ces deux accords visent à répondre de manière globale à l’ensemble des menaces maritimes présentes dans la zone de l’océan Indien occidental, en y associant les pays riverains, afin que leur action complète voire supplée celle des opérations multinationales thématiques, telles que l’opération Atalante.
« Grâce à ces accords, et au soutien financier de l’Union européenne, deux centres régionaux ont été créés : le Centre régional de fusion de l’information maritime (CRFIM) et le Centre régional de coordination des opérations (CRCO) », ajoute-t-on. « Le secrétariat général de la Commission de l’océan Indien (COI) joue un rôle clé dans l’opérationnalisation de ces accords et dans le renforcement de l’architecture régionale de sûreté et de sécurité maritime ».
Le dernier accord qui va être approuvé porte sur la « révision de l’accord général de coopération entre les États membres de la Commission de l’océan Indien (COI) ». « Signé aux Seychelles le 6 mars 2020, cet accord vise à redéfinir les missions de la COI en les élargissant, et en lui donnant un cadre adapté et modernisé lui permettant de répondre plus efficacement aux besoins des États membres », précise le gouvernement.
Cet accord donne les moyens aux États membres de s’adapter et de renforcer la coopération régionale face à de nouveaux enjeux pour lesquels chacun des États peut difficilement intervenir seul. Ces enjeux ont trait notamment à la sécurité environnementale et maritime, à la connectivité numérique, aux mobilités et à la santé. A titre d’illustration, pendant la crise sanitaire, le plan de riposte de lutte contre la Covid-19 de la COI a facilité l’acheminement des équipements médicaux à l’île Maurice, aux Seychelles, aux Comores et à Madagascar, grâce au soutien de l’AFD.
Grâce à cet accord, la COI se modernise afin d’atteindre ses ambitions en tant qu’institution de coopération régionale, en étendant ses compétences, et en adoptant une architecture institutionnelle renforçant le pilotage politique de l’organisation.























