Le président Emmanuel Macron effectuera une visite officielle en Inde du 17 au 19 février afin d'ancrer le partenariat bilatéral « dans l'avenir », avec le potentiel achat de 114 avions de chasse Rafale par New Delhi, et participer à un sommet sur l'intelligence artificielle.
Il s'agit du quatrième déplacement du chef de l'État en Inde depuis sa première élection en 2017, signe de l'intensité du lien bilatéral, a relevé jeudi l'Élysée.
Sa dernière visite remonte à janvier 2024, pour la fête nationale du Republic Day, et celle du Premier ministre Narendra Modi en France à février 2025, déjà pour un sommet sur l'IA à Paris.
Ce déplacement de trois jours va permettre de « franchir un nouveau cap dans notre partenariat » et d'en « illustrer la densité », avec au cœur une « compréhension commune de l'autonomie stratégique », a précisé la présidence française.
La France et l'Inde porteront aussi cette année le multilatéralisme en présidant respectivement le G7 et le groupe des Brics, à un moment où celui-ci est « particulièrement remis » en cause, a-t-elle relevé en référence notamment aux États-Unis de Donald Trump.
Les deux pays sont aussi mobilisés sur les enjeux de l'intelligence artificielle, qui seront au cœur d'un sommet jeudi à New Delhi, de l'investissement et de la « recherche scientifique en faveur de l'intérêt général » à « l'accès par tous aux outils technologiques », a indiqué l'Élysée.
Côté bilatéral, la défense constitue un axe central entre Paris et New Delhi. L'Inde a annoncé jeudi son intention d'acquérir de nouveaux Rafale - potentiellement 114 - après déjà des commandes de 36 appareils pour l'armée de l'Air et 26 pour la marine ces dernières années.
C'est un « jalon très important », « un signal très fort » vers un contrat qui serait « historique », a réagi la présidence française. Elle a aussi rappelé que les discussions allaient « se poursuivre » entre le constructeur Dassault et les autorités indiennes tout se disant « optimiste » avec l'espoir de « bonnes nouvelles prochainement ».
La France est aussi soucieuse de diversifier ses relations commerciales vers l'Inde, pays le plus peuplé du monde, face aux aléas géopolitiques mondiaux, alors que l'Union européenne et l'Inde viennent de conclure un méga-accord de libre-échange. « Il y a un besoin de diversification important pour les entreprises françaises qui étaient très exposées sur la Chine et les États-Unis », pointe l'Élysée.
Plus de 700 entreprises françaises, employant plus de 575 000 personnes, sont installées en Inde, contre 150 indiennes en France représentant plus de 7 000 salariés dans les secteurs des services, des transports, de l'aéronautique et la pharmacie.
Emmanuel Macron se rendra d'abord à Bombay (ouest), capitale financière de l'Inde, pour un entretien avec Narendra Modi, suivi de l'inauguration à distance d'une chaîne d'assemblage d'hélicoptères Airbus, située à Bangalore (sud).
Il aura aussi des échanges avec des acteurs du cinéma indien, dont Bombay est la capitale avec Bollywoood, pour évoquer des coopérations possibles et mettre en valeur l'attractivité de la France pour les tournages.
Avec AFP























