Actuellement numéro 11 du circuit professionnel de la World Surf League, le Tahitien Kauli Vaast a « hâte de défendre (son) titre » olympique aux JO de 2028. Le Tahitien de 24 ans, rencontré par l'AFP sur le spot de Lower Trestles, site de l'épreuve de surf des prochains Jeux au sud de la mégapole californienne, vit sa première année au sein du circuit élite du surf mondial.
En 2024, lors des JO de Paris, l’enfant du district de Vairao a été sacré sur la vague de son enfance, Teahupo'o à Tahiti. À deux ans des prochains jeux, Kauli Vaast se projette déjà sur les prochaines épreuves olympiques de surf, porté par de « bons résultats » sur le Championship Tour (CT).
« Ça revient petit à petit, vu qu'on est à deux ans des prochains JO. J'ai hâte de pouvoir essayer de me qualifier encore une fois et de tenter d'accomplir la même chose, de défendre mon titre » a déclaré le champion olympique de 24 ans. « Ce n'est pas tous les jours qu'on participe aux JO donc le fait de se qualifier ce serait génial, et ce n'est pas si mal de changer (d'endroit) » a-t-il ajouté, qui souligne les différences entre Teahupo’o et Lower Trestles.
« Le sable, la température de l'eau... Tout est à l'opposé. Mais c'est une vague de classe mondiale, tout le monde rêve de vouloir faire une compétition ici. (…) Tahiti, c'était l'opportunité d'une vie, je ne sais pas si ça se reproduira un jour mais voilà, on passe à autre chose maintenant. Ce sera de nouveaux Jeux, une nouvelle année, dans un nouveau pays », souligne Kauli Vaast.
En attendant 2028, Kauli Vaast poursuit son chemin sur le CT, aux côtés de ses compatriotes, les Polynésiennes Vahine Fierro et Tya Zebrowski, ainsi que Marco Mignot. « Cette année, elle est particulière parce que je suis un « rookie » sur le tour, c'est tout nouveau, donc je dois m'adapter », abonde le surfeur tahitien pour qui l’objectif premier est de se maintenir sur le Tour professionnel, voire obtenir le titre de « rookie of the year » (recrue de l’année, ndlr).
Autre ambition pour Kauli Vaast : « essayer d'aller gagner une étape un jour ». On compte au total 12 étapes sur le CT chaque saison, dont une à Teahupo’o en août. « C'est intense, surtout avec des pays qui sont assez éloignés ». À chaque étape, les surfeuses et surfeurs gagnent des points avec l’espoir de se maintenir sur le CT. Les prochaines auront lieu au Portugal puis aux Philippines avant la grande finale de décembre au spot de Pipeline, à Hawaii.
Avec AFP

