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Polynésie : Mareva Audaire à la tête de la nouvelle brigade contre les violences intrafamiliales
©Commune de Moorea-Maiao

Officiellement installée à la tête de la B-Safe, la majore Mareva Audaire prend le commandement d’une unité spécialisée dans la lutte contre les violences intrafamiliales en Polynésie française. Créée le 1er août dernier, cette brigade de six gendarmes a déjà traité près d’une centaine de procédures, dont 40 % concernent des viols, agressions ou atteintes sexuelles sur des mineurs. Un sujet de notre partenaire Radio 1 Tahiti.

La majore Mareva Audaire a été officiellement installée à la tête de la Brigade spéciale de répression des atteintes à la famille et à l’enfance (B-SAFE), lors d’une cérémonie militaire. Créée le 1er août dernier en Polynésie française, cette unité spécialisée de la gendarmerie a déjà traité près d’une centaine de procédures, dont 40 % concernent des viols, agressions ou atteintes sexuelles sur des mineurs. 

La création de cette brigade s’inscrit dans le plan de déploiement de 239 brigades supplémentaires annoncé par le ministère de l’Intérieur en 2023, aussi appelée la Brigade Vif pour « violences intrafamiliales ». Initialement prévue pour 2025, la mise en place de cette unité thématique a finalement été reportée à 2026.

La brigade s’appuie sur une équipe composée de trois gendarmes déjà en poste en Polynésie et de trois militaires venus de l’hexagone. Parmi les effectifs locaux figure la majore Mareva Audaire, choisie pour ses compétences et sa connaissance du territoire. Elle exerçait auparavant à Moorea en tant que commandante adjointe de la brigade territoriale de gendarmerie. L’unité compte au total trois femmes et trois hommes.

La B-SAFE, « un investissement sur l’avenir »

Pour Stéphane Brunet, la lutte contre les violences commises sur les enfants représente un enjeu qui dépasse le seul traitement judiciaire des faits. Les conséquences peuvent se prolonger à l’âge adulte, avec des risques de reproduction des violences, d’addictions, de troubles psychiques ou encore de désocialisation. « Pour moi, c’est un investissement sur l’avenir », insiste-t-il en précisant qu’il souhaitait « donner une coloration très forte sur l’enfance », explique-t-il.

Mais si la protection des mineurs occupe une place centrale dans ses missions, la B-SAFE intervient plus largement dans les affaires de violences intrafamiliales présentant un caractère particulièrement « grave, urgent ou sensible ». Elle peut alors épauler les brigades territoriales dans leurs investigations ou prendre directement en charge certains dossiers, selon les besoins.

Alexandra Perrini pour Radio 1 Tahiti