Désaccords grandissants sur fond de campagne présidentielle et législatives, le groupe « Les Loyalistes » vient de voir le jour ce mercredi au Congrès, créé par 12 de ses membres issus des Républicains Calédoniens, du MPC et de Générations NC. Dans un communiqué, la nouvelle alliance accuse le Rassemblement-LR « d'avoir cassé la dynamique unitaire » de l'alliance Avenir En Confiance.
Si les désaccords entre les membres du Rassemblement-LR d’un côté, et les Républicains Calédoniens, le Mouvement Populaire Calédonien (MPC) et Génération NC de l’autre au sein de l’Avenir en Confiance étaient connus, la récente décision de Thierry Santa et Virginie Ruffenach d’annoncer leur candidature officielle aux législatives sous la bannière du Rassemblement-LR, plutôt que la voie de la concertation au sein de l’Avenir en Confiance, semble avoir porté le coup fatal.
Déplorant ce choix malgré des propositions de candidature partagée, 12 membres de l’Avenir en Confiance sur les 19 qui composent l'Avenir en Confiance au Congrès ont ainsi pris leurs distances. Présidé par Françoise Suve, avec pour porte-parloe Gil Brial et Nicolas Metzdorf, le groupe est aussi formé de Sonia Backès, Marie-Jo Barbier, Philippe Blaise, Lionnel Brinon, Jean-Gabriel Favreau, Muriel Malfar-Pauga, Alésio Saliga, Naïa Wateou et Brieuc Frogier.
Se revendiquant comme soutien à la politique calédonienne mise en œuvre par Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu, la nouvelle formation s’est présentée dans un communiqué : « Par cette action, nos trois mouvements répondent au désir d'union des forces non-indépendantistes que les Calédoniens ont maintes fois exprimé par le passé, et encore tout récemment lors du premier tour de l'élection présidentielle dans leur soutien massif à Emmanuel Macron. Par leurs prises de position, en particulier par les déclarations du président de l'Union Calédonienne, les indépendantistes montrent qu'ils n'entendent pas respecter le verdict démocratique des urnes exprimé à trois reprises depuis 2018 contre l'indépendance. Face à ce climat de grande inquiétude alimenté par les indépendantistes, c'est par l'union – et par elle seule – que les Loyalistes seront en capacité de faire respecter la volonté majoritaire des Calédoniens de construire une Nouvelle-Calédonie d'avenir dans la France. C'est tout le sens de la constitution de ce groupe d'union loyaliste ».
Autre position du Rassemblement-LR fustigée par ses partenaires non indépendantiste : « laisser la liberté de conscience aux Calédoniens » pour le second tour et donc, ne pas appeler à faire barrage à Marine Le Pen en votant Emmanuel Macron, contrairement à la candidate LR Valérie Pécresse. Une position vivement critiquée par le groupe et parti non indépendantiste Calédonie Ensemble, soutien d'Emmanuel Macron dès le premier tour, comme la plupart des membres du nouveau groupe Les Loyalistes.
Damien Chaillot























