Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a indiqué jeudi que la décision sur la tenue du troisième référendum d'indépendance en Nouvelle-Calédonie sera prise « dans les dix jours qui viennent », alors que la situation sanitaire s'y est globalement améliorée ces derniers jours.
« Est-ce que le référendum aura vraiment lieu ? Oui mais [cela dépendra de] la situation sanitaire » du Covid-19, a-t-il déclaré sur TV5 Monde, précisant que la décision sera prise « dans les dix jours qui viennent » selon « la situation épidémique », « regardée de près » par le gouvernement.
La tendance est néanmoins à l'optimisme. « Le taux d'incidence s'installe dans une baisse continue, désormais à 125 » cas pour 100 000 habitants, s'est-il réjoui, se félicitant aussi que « la tension en réa diminue ». « La réalité, c'est que la vaccination avance bien : plus de 70% de la population a reçu au moins sa première dose », a ajouté le ministre des Outre-mer.
Sur place, le confinement durant le week-end est prolongé en Nouvelle-Calédonie jusqu'au 14 novembre. Cette mesure, qui a été prise par le gouvernement local après consultation de la direction des opérations, entre en vigueur le samedi à 14 heures jusqu'au lundi à 5 heures pour les deux week-ends à venir. Durant la semaine, un couvre-feu est en place de 22 heures à 5 heures du matin.
Interrogé sur l'appel des indépendantistes du FLNKS à ne pas participer au référendum du 12 décembre sur l'indépendance, le ministre a assuré que « la participation est une appréciation politique qui est naturelle et libre dans une démocratie ». « En aucun cas elle altèrerait la sincérité du scrutin », a-t-il affirmé, alors que certains s'interrogent déjà sur l'intérêt de maintenir un scrutin dont la validité pourrait être remise en cause.
« Plus on s'approche de la fin de l'accord (de Nouméa), plus celles et ceux qui l'ont parfois négocié, signé puis voté, toutes majorités politiques confondues, ont oublié ce qu'il y avait dedans », a-t-il tancé. « C'est l'honneur de la France et sa puissance de tenir sa parole » sur le référendum, a-t-il dit.
Avec AFP.























