À la suite du passage du cyclone Gezani à Madagascar, la Commission de l’océan Indien (COI) a annoncé la mise en œuvre de plusieurs actions de soutien en faveur des autorités malgaches, notamment dans les domaines de la gestion des risques, des secours et de la prévention des crises futures.
Selon le communiqué publié par son Secrétariat général, la COI a activé ses mécanismes de coopération régionale après l’appel à la solidarité internationale lancé par les autorités de Madagascar. Des consultations ont été engagées auprès des missions diplomatiques, des partenaires de développement et des observateurs de l’organisation afin de coordonner les appuis disponibles.
Dans l’immédiat, une aide matérielle estimée à environ 230 000 euros est déployée au bénéfice du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Cette assistance s’inscrit dans le cadre du projet RDRM1 (Renforcement de la résilience et gestion de la réponse aux catastrophes dans l’océan Indien), financé par l’Union européenne.
Les équipements fournis visent à renforcer la coordination des secours et les capacités d’intervention. Ils comprennent notamment du matériel informatique destiné à un centre opérationnel (ordinateurs, serveurs, écrans, systèmes de visioconférence et téléphones robustes), une vedette à coque planante pour les interventions de terrain, ainsi que du mobilier et des dispositifs d’alimentation électrique pour assurer la continuité des opérations en situation d’urgence. Deux livraisons supplémentaires, incluant des motopompes et des projecteurs LED, sont annoncées d’ici la fin du mois de février.
Au-delà de la réponse immédiate, la COI indique poursuivre des actions de prévention et de préparation face aux risques climatiques. À travers le projet Hydromet, soutenu par l’Agence française de développement, le Fonds vert pour le climat et l’Union européenne, le système de prévision météorologique de Madagascar fait actuellement l’objet d’une modernisation. La livraison d’équipements techniques est prévue courant 2026 afin d’améliorer les capacités nationales d’alerte précoce et de gestion des événements extrêmes.
Par ailleurs, la COI souligne que les impacts sanitaires liés aux catastrophes climatiques sont également pris en compte. Le réseau régional SEGA - One Health, soutenu par l’Agence française de développement, est mobilisé pour renforcer la surveillance sanitaire et la détection précoce des risques épidémiologiques, notamment à travers le partage d’informations et la mobilisation d’épidémiologistes de terrain formés dans le cadre du programme FETP.























