La compagnie internationale calédonienne a officialisé ce mardi le lancement de sa ligne Nouméa – Singapour pour le mois de juillet.
Un projet de longue haleine qui se concrétise. Aircalin va desservir Singapour depuis Nouméa à partir du 1er juillet, à raison de deux vols par semaine, puis trois dans un délai que la compagnie n'a pas précisé. Selon Les Nouvelles Calédoniennes, le tarif sera équivalent aux vols entre Nouméa et Tokyo, soit environ 700 euros A/R par personne à cette période de l’année.
Interrogé en février sur l’ouverture de cette ligne, le directeur général de la compagnie, Didier Tappero, expliquait alors que le projet était « en bonne voie ». Il manquait à Aircalin quelques formalités diplomatiques et des créneaux horaires mais surtout, la levée de la septaine obligatoire pour tous les passagers arrivant sur l’archipel.
« Dans un contexte où le survol de la Sibérie (en raison de la guerre en Ukraine, ndlr) n’est plus autorisé, la ligne Singapour-Paris offrira une alternative complémentaire à l’actuelle ligne Tokyo-Paris, avec un temps de vol réduit de 2 à 3 heures », a indiqué la compagnie territoriale calédonienne dans un communiqué. Les passagers calédoniens pourront donc rejoindre Paris via Singapour avec Air France pour le tronçon entre la Cité-État et l'Hexagone.
Après deux ans de pandémie et de baisse drastique de ses opérations, la compagnie a désormais repris la desserte du Japon, de l’Australie, de la Polynésie française et à compter du 8 mai prochain de la Nouvelle-Zélande. Fidji, Wallis et Futuna et le Vanuatu sont encore en attente.
« Nous avons perdu 30 milliards CFP (250 millions d’euros) de chiffre d’affaires en trois ans mais l’exercice 2021 a été bénéficiaire. 2022 sera difficile parce que nous relançons les vols mais ils ne sont pas pleins, la reprise est lente », a déclaré Didier Tappero, directeur général d’Aircalin lors d’une conférence de presse.
Pour résister à la crise, la compagnie a obtenu un prêt garanti par l’État de 40 millions d'euros, réduit sa flotte et lancé un plan de départs qui a concerné 100 de ses 500 salariés, tandis que les employés restants ont accepté des baisses de salaires. Fin 2022, Aircalin, détenu à 99,4% par le gouvernement de Nouvelle-Calédonie, espère avoir retrouvé 50% de son trafic, qui se montait en 2019 à 420 000 passagers transportés.























