Six participants de Nouvelle-Calédonie ont été récompensés pour cinq projets lors de la cinquième édition du Pacific Dataviz Challenge, un concours de visualisation de données consacré cette année au changement climatique, a annoncé la Communauté du Pacifique (CPS) lundi 19 octobre 2026. Les prix ont été remis jeudi 15 octobre 2026 à l'Université du Pacifique Sud, aux Fidji.
Stoyann Velten a remporté le premier prix du Pacifique pour Datamoana, une visualisation interactive consacrée aux enjeux climatiques, environnementaux et économiques des îles du Pacifique. Loïs Saoulo et Cody Lai Tham se sont classés deuxièmes ex æquo pour leur projet interactif sur la montée des eaux. Chloé Malaval, Inès Reboul et Aaron Kacirek ont également été distingués pour leurs visualisations statiques dans les catégories jeunesse et scolaire.
Piloté par la CPS et ses partenaires régionaux, le Pacific Dataviz Challenge associe science, créativité et narration. Il invite étudiants, enseignants, professionnels de la donnée, designers et développeurs à transformer des données ouvertes en visualisations accessibles au grand public.
Pour cette cinquième édition, les participants ont exploré des sujets tels que les précipitations, la montée du niveau de la mer, les moyens de subsistance et le développement durable. Les réalisations prennent des formes variées, des infographies statiques aux applications interactives, en passant par les jeux et les tableaux de bord.
Le premier prix du Pacifique, doté de 2.000 dollars américains, soit 212.600 francs pacifiques (1784,27 euros), récompense Datamoana. Cette visualisation interactive de Stoyann Velten propose un parcours en douze chapitres à travers les 22 pays et territoires insulaires du Pacifique. À partir de données notamment issues du Pacific Data Hub (Plateforme de données océaniennes), elle aborde des enjeux tels que la montée des eaux, la sécurité alimentaire, la santé et l'énergie.
Loïs Saoulo et Cody Lai Tham, étudiants en BUT Métiers du Multimédia et de l'Internet (MMI) à l'Université de la Nouvelle-Calédonie, ont obtenu ex æquo le deuxième prix du Pacifique, doté de 1.000 dollars américains, soit 106.300 francs pacifiques (892,13 euros). Leur visualisation interactive, La mer d'avant n'existe plus, met en perspective le réchauffement des océans et l'élévation du niveau de la mer, notamment aux Îles Salomon, à Kiribati et à Tuvalu.
Dans la catégorie jeunesse du Pacifique, Chloé Malaval a décroché le premier prix, doté de 1.000 dollars américains, soit 106.300 francs pacifiques, pour Mélanésie : une même menace, cinq trajectoires. Cette infographie statique compare les effets du changement climatique sur les sols et la production agricole dans cinq territoires mélanésiens, dont la Nouvelle-Calédonie.
Inès Reboul a remporté le deuxième prix jeunesse du Pacifique, doté de 500 dollars américains, soit 53.150 Francs pacifiques (446,07 euros), pour Un paradis en péril. Cette visualisation statique explore les conséquences du changement climatique sur les littoraux, la biodiversité et les économies insulaires, en mettant notamment en relation les données sur le tourisme, la montée des eaux et le réchauffement des océans.
Aaron Kacirek, élève en BTS au lycée du Mont-Dore, a reçu le prix du meilleur projet scolaire de la région Mélanésie, doté de 250 dollars américains, soit 26.575 francs pacifiques (223,03), pour Fiji, dans l'œil du cyclone. Cette visualisation statique retrace les effets des cyclones tropicaux aux Fidji et les défis qu'ils représentent pour les populations, les infrastructures et l'économie. Le projet souligne également l'importance de la préparation et de la résilience face à ces phénomènes récurrents dans le Pacifique.
Le lycée du Mont-Dore obtient un prix scolaire pour la deuxième année consécutive, après la distinction de Pélagie Sivitongo en 2025. Selon la CPS, de nouveaux élèves ont participé cette année avec l'accompagnement de leur professeure, Mathilde Pereira, sur des projets consacrés aux catastrophes naturelles et aux enjeux liés à l'eau.
À l'Université de la Nouvelle-Calédonie, le concours est intégré depuis plus de trois ans au programme pédagogique du BUT MMI et permet aux étudiants de mobiliser leurs compétences en conception numérique et en visualisation de données. L'École du Design est de nouveau récompensée, comme en 2025, avec les prix obtenus par Chloé Malaval et Inès Reboul.
En 2025, quatre Calédoniennes avaient été récompensées, dont Inès Reboul, de nouveau primée cette année. En 2024, Fiona Umpa avait également été distinguée.

