La sélection tahitienne de beach soccer a battu les Salomon, ce samedi, en finale de l’OFC Nations Cup organisée sur le terrain de Aorai Tini Hau. Un match étouffant, très physique, dans lequel les Tiki Toa n’ont pris le dessus qu’à deux minutes de la fin. C’est la cinquième fois en six éditions que Tahiti bat les Bilikiki Boys pour remporter le titre océanien. Invaincus pendant le tournoi, les hommes de Raimana Li Fung Kuee et Heimanu Taiarui décrochent surtout une onzième qualification pour la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA en 2027. Détails avec notre partenaire Radio 1.
Favoris, avec leurs quatre titres en cinq éditions, très soutenus par le public tahitien à Aorai Tini Hau, mais tout de même bousculés les Tiki Toa. La sélection tahitienne de beach soccer affrontera ce samedi après-midi les Bilikiki Boys en finale de l’OFC Nations Cup. Une affiche loin d’être inédite : Tahiti et les Salomons se sont retrouvés en finale des trois dernières éditions. Et l’affrontement a toujours tourné en faveur des Polynésiens, qui restaient, qui plus est, sur une victoire 7-4 en phase de groupe contre les Mélanésiens. Sauf que les Bilikiki Boys étaient visiblement déterminés à faire mentir les pronostics : les jaunes et bleus ont ouvert le score en premier sur une belle combinaison. Et même si les Tiki Toa ont immédiatement répondu, dès la remise en jeu suivante, l’issue du match est restée incertaine jusqu’aux dernières minutes.
D’un côté, des Tahitiens plus techniques, plus acrobatiques, qui se sont créé beaucoup plus d’occasions, mais qui ont manqué de précision devant les buts et, parfois, ont montré des hésitations en défense. De l’autre, des Salomonais très physiques – parfois trop, en témoignent les trois cartons jaunes – et très engagés, et qui ont su profiter des erreurs de leurs adversaires aux moments clés. Le capitaine Heimanu Taiarui peut notamment regretter un échange maladroit avec son gardien Teave Teamotuaitau qui a abouti à un but d’égalisation des jaunes et bleus, après que ce même gardien ait donné l’avantage à son équipe sur un puissant coup franc.
La libération n’est venue qu’à deux minutes de la fin du match, alors que les locaux, appuyés par les chants des tribunes, imposaient une pression constante à la défense salomonaise et à son très agile gardien James Do’oro. Élu homme du match, il a épargné à son équipe un score beaucoup moins serré. 4-3 score final, sans regret pour les Bilikiki. Les Tiki Toa, eux, disent « avoir eu chaud ». « Mais l’essentiel c’était de gagner le billet pour le Mondial », lance Raimana Li Fung Kuee, à la fois entraineur et joueur durant le tournoi. La compétition internationale n’a pas encore été datée ni localisée par la FIFA, qui doit se réunir sur la question en décembre. Elle aura lieu quoi qu’il arrive en 2027, après les Jeux, espèrent la Fédération tahitienne, qui vise aussi, à plus long terme, l’organisation de la Coupe du Monde 2029 à Tahiti.
Par Radio 1

